Le blog de Mesrevesdelle !

Mélange de textes érotiques et de ptits mots ... Vous trouverez des textes très courts, ou de longues sagas, mais je gage que vous ne resterez pas indifférents ! N'hésitez pas à laisser vos commentaires ...

16 mai 2008

La fin d'un mythe

Je reste toujours surpris, en regardant l'univers du sexe et les fantasmagories qui l'entourent. En effet, qu'il s'agisse de films X, de textes , de témoignages ou de toute autre forme d'expression, l'homme, le vrai, le mâle dans toute sa splendeur est une machine de guerre.

Inépuisable et inoxydable, il reste parfaitement insensible à la sensualité de certains contacts qui jamais ne le plongent dans la crainte "de ne pas tenir la distance".

Ben mince alors.

Il n'y a alors pas tellement d'options possibles.

Soit, afin d'entretenir le mystère, l'attrait et de garantir le fantasme réussi, tout le monde enjolive un peu les choses (et à bien y réfléchir, dans mes textes, je suis aussi coupable). Personne n'est dupe. Enfin, j'espère tout du moins que les plus inexpérimentés ne considèrent pas tous ces faits d'armes comme des actes réels, et qu'il ont conscience qu'il s'agit d'une forme de second degré, d'une image d'Epinal.

Ou alors, la très grande majorité des hommes sont "pour de vrai" des machines de sexe infatigables, prêtes à forniquer en toutes circonstances, à faire jouir tout un harem, pour au final, jouir enfin de leur plaisir et avec la satisfaction de la rude tâche accomplie.

Ce qui veut dire, qu'il existe une minorité d'homme pour ce qui ce n'est pas aussi simple. Et je suis bien obligé de me classer dans une telle catégorie. Oui, bon, d'accord. Le mythe est brisé. Mais tant pis.

Les hommes, comme, les femmes, ont leur propre sensibilité. Pour certains, elle est probablement plus marquée, ou se dévoile différemment.

Les hommes, ils leur arrive aussi de ne pas avoir envie, d'être fatigué. Hé oui.

Selon les circonstances, ils peuvent être endurants ou précoces. Cela dépend de tellement de choses ! Le contexte est primordial, et la manière dont est abordée "la chose" conditionne la suite des évènements...

il arrive (enfin, dans mons cas) d'être confronté à certaines situations, ou certains "contacts", qui font que le plaisir arrive plus vite que prévu. Toute la difficulté réside alors en la capacité de maîtriser ce flux, cette puissance. Que faire ?

Cesser un instant, et prendre une inspiration ... C'est compliqué. Cela se joue parfois à un poil de micro-quart de millième de seconde ! Pris à temps, ce plaisir peut-être jugulé, enrayé. Au pire, le plaisir surgit, et selon la partenaire du moment, cela peut être mal pris. Mal vu. Dans ce cas, tout le savoir faire tient en la capacité de ne pas laisser tomber la partenaire du moment, et de trouver la parade idéale pour que tout le monde y trouve son compte.

Pour certains (pour ne pas dire "pour moi"), juguler ce plaisir précoce est synonyme de "booster". Je ne sais pas comment expliquer cet état de fait. C'est une simple constatation. Cela a deux avantages : (pardon pour les détails techniques!) une érection renforcée, et surtout, cela provoque une certaine forme d'insensibilité qui autorise de bien longues fantaisies ... Mais aussi, il y a un inconvénient, pour les non-initiés : la jouissance, la libération, peuvent être longues, voire impossibles à atteindre. Toute médaille a son revers. En revanche, cela offre l'opportunité infiniment précieuse de mener sa partenaire à son plaisir, pourvu que l'écoute et la complicité soient au rendez-vous. Et que l'on puisse accepter de ne pas pouvoir jouir cette fois-ci.

Au pire, si cette absence de plaisir se fait insupportable (certaines érections trop durables et "insatisfaites" peuvent vite devenir gênantes et douloureuses), cela obligera les deux amants à recommencer, encore et encore, afin de règler ce problème. Comme traitement, il y a franchement pire.

Quant au coeur du problème, ce qui peut précipiter précocément le problème ... Pour ma part, certains contacts sont terribles, dans la mesure où ils accentuent une sensibilité physiologique. Il faut donc apprendre à s'en méfier (du moins au début du-dit coït), et surtout, à ne pas abuser des bonnes choses. Certaines positions sont à sujet diaboliquement efficaces pour me plonger à coup sûr dans la jouissance.

Et puis il y a aussi le contexte. Les jeux, les images, le vécu et ce qui nous a menés à ce fameux coït ...

Autant de paramètres qu'il est malaisé de contrôler, voire impossible de contrôler à l'avance ... Autant le savoir, et l'accepter. Jusqu'à présent, cela ne m'a jamais désservi, et la franchise à toujours été accueillie avec plaisir. Mieux, cela a décomplexé et favorisé la suite de ces relations...

Alors, suis-je donc tellement "à part" ?

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14 mai 2008

Un Pari - 2

Abandonner ? D'ordinaire, ce mot suffirait à la précipiter dans la gueule du loup. Mais dans ce cas précis, Anne est bien obligée de se rendre à l'évidence: elle hésite. Visiblement, tous ces gens autour d'elle savent qu'elle sera l'attraction de la soirée. Tous, en passant, ont pu voir que le podium avait été réservé pour elle.

D'une main, elle attrape la flûte de champagne. De l'autre, elle tient bien en évidence le mot écrit par son amant. Anne, aussi affranchie soit-elle, ne peut ainsi se dévoiler, s'exhiber de la sorte. Et en plus, se mettre en position de "subir" ... Ses joues s'enflamment brusquement quand elle réalise qu'elle ne porte rien sous sa robe. Après tout, il avait parlé de la robe et des chaussures. De rien d'autre. Cela l'avait émoustillée sur le moment, de se savoir nue sous ses vêtements; elle avait trouvé cette sensation agréable, la brise légère qui vient caresser sa peau. Elle avait imaginé cette jolie surprise pour lui.

Anne ne savait plus quoi penser. Tenir son pari, et s'exposer ainsi, nue, à ces yeux avides ? Renoncer, et s'exposer aux sarcasmes de son amant, bien trop content de la voir cèder ? Anne avale d'un trait le champagne, et jette le papier sur la table. Elle s'élance et monte sur le podium.

Si elle ne peut s'empêcher de regarder autour d'elle, Anne regrette vivement cette curiosité. Aussi soudainement qu'elle ne s'est levée, les regards se tournent vers elle. Tous, sans exception. Mais arrivée au centre de cette scène qui allait la dévoiler aussi impudiquement, Anne se rend compte que la lumière est relativement tamisée; elle mise alors tous ses espoirs dans cette faible lumière pour masquer autant que possible son intimité.

Elle retrousse sa robe au dessus de ses genoux, et s'agenouille. Puis elle masque ses yeux avec son bandeau, et prend position. Alors qu'elle est à demi prosternée, elle retrousse plus encore sa robe, dont le bas vient recouvrir sa tête. Puis Anne adopte sa position telle qu'elle était décrite sur le papier. Le flot des émotions manque de la faire chavirer.

Une gêne qu'elle ne se connaissait pas. Anne devait en outre se résigner à ressentir une certaine excitation, ainsi que de la colère, contre elle et son foutu caractère, qui la plonge toujours dans des situations inextricables. Elle est toutefois heureuse d'être ainsi cachée sous sa robe, fragile et illusoire rempart.

Une nouvelle surprise ... Le podium se met à tourner. Lentement. Anne réalise alors qu'elle est devenue un objet, que l'on expose sous tous les angles, avant de le choisir, ou avant ... de le consommer. Tous ses repères s'estompent. Elle aimerait savoir qui désormais peut voir ses fesses exposées, ou ses mains tremblantes sur le sol du podium. Mais Anne en est incapable. Une seule certitude. La rotation est lente...

Anne sent ses muscles se raidir. La position est inconfortable. Elle voudrait se redresser, s'étirer ... Une petite sonnerie résonne, la tire de ses pensées. Le podium s'immobilise. Anne imagine alors que le pari est terminé, son amant est là, et il va la féliciter. En revanche, lui, devra faire fort pour ce pari perdu !!!

Hélas, il n'en est rien. Elle sent un contact juste au-dessus de ses fesses. Un doigt qui dessine des signes. Et qui s'aventure sur sa fesse gauche. Sa peau frissonne, Anne retient son souffle. Une crainte, presque un début de panique. Mais la main se pose de tout son plat, rejointe bientôt par une seconde main, sur l'autre fesse. Les gestes sont doux, tendres. Les doigts sont fins, le toucher délicat. Elle suppose que c'est une femme qui est auprès d'elle.

Très vite, une démain s'égare sur l'une de ses cuisses, puis remonte en arabesques jusqu'à l'orée de son sexe. Un frisson, violent, profond, s'empare d'elle. Anne ne peut s'empêcher de frémir tandis qu'un des doigts vient effleurer son sexe, longeant lentement l'intimité offerte jusqu'à aller se perdre sur le clitoris qu'Anne espérait insensible.

En vain. Ce contact électrique la fit soupirer doucement. Elle n'était pas sûre que cette femme l'avait entendue. En revanche, elle ne pouvait que constater l'efficacité de ses caresses ! Un doigt se présente alors entre les lèvres de son sexe. Une petite poussée, légère, presque imperceptible, et voilà Anne en proie à la honte de céder avec tant de facilité. Tant de simplicité. Le doigt la quitte, empreint de la preuve humide qu'elle n'est pas indifférente, et encore moins insensible. La jeune femme se penche, et lui murmure un "Merci" à l'oreille, avant de la quitter.

Le podium reprend sa ronde ...

Posté par mesrevesdelle à 18:48 - Textes érotiques - Commentaires [2] - Permalien [#]

Un Pari

Anne est une femme moderne. Vive, piquante ... Elevée au milieu de quatre frères, elle n'a pas froid aux yeux. D'un caractère affirmé et bien trempé, elle relève tous les défis. Cela lui a valu parfois des soucis, quelques fois même, des blessures. Ses frères savent qu'elle n'a rien à prouver. Ses amis savent qu'il ne faut pas la chercher.

Au coeur de la nuit, paumés dans un hôtel dans le sud-ouest, anne et son amant ne parviennent pas à dormir. Ils ont chaud. Ils sont crevés. Ils ont autant envie de tendres câlin que de baiser franco. De fait, ils n'arrivent à rien. Alors ils zappent les programmes nocturnes, commentant ironiquement la richesse de la programmation télévisuelle.

Jusqu'à ce que ...

Ils tombent sur un film. Plutôt osé. Voire "XXX".  Ils sourient, se moquent des clichés. Du jeu très surjoué des acteurs. Des cris de jouissance très répétitifs et finalement lassant des actrices. Des moues presques comiques qu'ils font avec leurs bouches. Pris dans un fou-rire, ils regardent hilares la scène finale, où les filles reçoivent les jets copieux de semence, juste avant le générique de fin.

Après quelques pages de pub, genre "je suis Pamella, appelle-moi pour jouir vite au 08xx.xx.xx.xx", un nouveau film commence. Ou plutôt, un reportage. Ou pour être encore plus précis, un docu-fiction.

Une femme épanouïe, explique sa soumission. En décrypte les rouages. En direct, elle commente un sms de son maître, qui lui donne les instructions pour la soirée à venir... Elle lit à haute voix "Là, au centre de cette pièce, vous attendrez, les yeux bandés, agenouillée. Les cuisses écartées comme l'exige votre rang. Vous serez nue et offerte aux yeux de tous. Et toutes. En attendant mon arrivée, d'autres pourrons vous approchez, vous essayer. Vous serez donc docile..."

Ils regardent et écoutent, presque religieusement. Surpris qu'une personne puisse se soumettre de la sorte à une autre. Cela les effraie un peu, tout comme cela les émoustille.

- ça, je sais, tu ne ferais pas !

- non probablement pas !

- une faille dans la forteresse ?

- non. C'est juste que ...

- tu ne le ferais pas ! c'est sûr !

- tu en es si sûr ? On Parie ?

- Tenu !

Ils s'endorment l'un contre l'autre devant la télévision. Anne avait oublié depuis longtemps ce pari. Pas son amant.

Elle rentre du travail. Sur la table du salon, trône un papier. L'écriture y est soignée. Il s'est appliqué.

"L'heure est venue. Tu opteras pour ta robe noire. Tu prendras le bandeau de nos jeux. Tu mettras les escarpins noirs avec les deux brides sur la cheville. Tu te rendras au "Sofia's Lounge" pour 21h. Une table te sera réservée. Tu y trouveras de nouvelles instructions. "

"Nota-Bene : Tu tiens toujours ton pari ?"

La voilà agacée, piquée au vif. Elle sait très bien que ses provocations n'ont d'autres but que de la précipiter dans ce pari. Parce qu'il sait qu'elle ne cèdera pas.

En pénétrant dans l'atmosphère feutrée du Sofia's Lounge, Anne ressent déjà une première surprise. Puis une petite frayeur. Pas encore en regret. Mais elle ne peut que constater que son caractère entier la perdra. L'hôtesse écarte un lourd rideau de velours chiocolat. Derrière, un petit escalier en colimaçon mène à une mezzanine.

Arrivée en haut, Anne sursaute. Les tables sont dressées dans de petites alcoves, tout autour d'un petit podium. Aux tables, différents couples témoignent publiquement leur affection. A sa droite, Anne voit un couple s'embrasser langoureusement, tandis la jeune femme serre dans ses doigts la verge tendue de son homme. Ils sont assis et personne ne fait attention à eux. Un peu plus loin, à sa gauche, agenouillé sur le sol, un homme goûte voluptueusement le sexe de sa compagne, qui soupire doucement, tandis qu'elle se mordille la lèvre en la fixant.

Anne sent ses joues rosir, et l'hôtesse l'invite à la suivre. Elle l'installe dans une des petites alcôves libres. Enfin assise, Anne est gagnée par un étrange sentiment de malaise quand tous les convives autour du podium cessent leurs activités pour la scruter. Une femme brune la regarde avec un sourire envieux. Un homme grisonnant la déshabille du regard. Elle se râcle un peu la gorge pour se donner une consistance, puis saisit l'enveloppe, avant de regarder presque machinalement le petit carton qui indique que le table est réservée. Son malaise grandit encore plus, quand elle lit sous la mention "Réservée", "Avec Podium" ...

L'hôtesse lui apporte une flûte de champagne.

- Merci mademoiselle ... Pourriez-vous me renseigner ? au sujet du podium ? ...

-Je crois que les explications sont dans l'enveloppe. Mais tout le monde est ravi de vous voir. Vous aurez un vrai succès !

Anne déglutit avec difficulté. Elle commence à douter du bienfondé de son pari, et après tout, perdre, pour une fois, ne serait pas si terrible ... Elle ouvre l'enveloppe. Les mots achèvent de l'inquiéter.

"Après avoir bu ta coupe de champagne, tu iras sur le podium. Tu y seras agenouillées, cuisses écartées. Tu mettras alors le bandeau sur les yeux. Enfin, tu retrousseras ta robe, et tu te prosterneras. Ton visage devras rester sous ta robe retroussée. Tu ne bougeras pas. Sans que tu y sois explicitement invitée. Tes seins effleureront le sol. Tes bras tendus en avant, tes paumes seront à plat sur le sol. Tu devras être cambrée, tes fesses bien en l'air. Seul mon signal pourra te libérer des ces liens virtuels. A toi de jouer. Tu peux encore abandonner."

Posté par mesrevesdelle à 11:27 - Textes érotiques - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 mai 2008

L'étreinte Sacrée

Le brouillard est dense; sur ce sentier côtier, je n'ai une visibilité qui ne dépasse pas les vingt mètres. Le paysage est magnifique: la côte est sauvage, déchiquetée. Quelques mètres plus bas, la mer vient s'écraser contre les rochers. L'écume s'envole, les embruns me fouettent le visage.

Depuis que je suis parti, je n'ai rencontré personne. Tant mieux. Ces promenades solitaires conviennent à mon esprit. Mon Vtt a failli déraper plusieurs fois, d'autant que je n'ai pas opté pour un rythme de sénateur. Loin s'en faut. Je suis bien trop impatient. Et excité ...

Certaines descentes sont pour le moins acrobatiques, et cela pimente cette promenade escarpée. L'adrénaline est déjà là, bouillonnante, pressante ... Je me suis fait une ou deux frayeurs, et je suis bien décidé à en découdre !

Le problème, c'est que je ne suis pas très concentré sur l'étroit chemin; je suis bien trop occupé à me demander comment, moi, le mécréant absolu, je vais m'essayer à de telles incantations ! J'en souris, et j'ai tout de même quelques éléments de réponse...

Quand bien même je n'adhère à aucune forme de religion, je reste tout de même sensible à certain phénomènes, et à quelques légendes. Au cours de mes voyages, j'ai écumé la Bretagne, j'ai écumé les boutiques ésotériques, j'ai rencontré quelques ermites, et je me suis laissé prendre au jeu ... J'ai rencontré une vieille dame. Mystérieuse, énigmatique. Elle m'a longtemps testé, pour savoir si j'étais digne d'entendre les précieuses indications dont j'avais besoin.

J'ai du réussir les tests, car elle est allée bien au-delà de mes espoirs. Elle a confirmé mes soupçons, en me donnant les clés de cet endroit, elle m'a tout de même mis en garde. Enfin, avant mon départ, elle m'a donné un petit coffret en bois. Il contenait quatre figurines en bois, primitives. Et sacrées...

Sauf ennui de dernière minute, je serai dans les temps, et je vais pouvoir disposer la dernière des figurines. Je serai même en avance pour rejoindre le point névralgique de cette configuration magique.

Au cours de mes recherches, j'avais trouvé la trace d'une légende. Un quadrilatère de douze kilomètres carré, délimitant un territoire sacré, déterminé par les plus anciens et les plus puissants des druides. Au fil du temps, cette zone est devenue une légende; chaque ancien l'a plus ou moins enjolivée, améliorée ... Mais quelques rares personnes savent vraiment. Et gardent leur secret précieusement.

Je suis vraiment étonné qu'un tel lieu puisse subister, que les pouvoirs qu'il recèle soient toujours aussi puissants. Mais le plus surprenant -et de loin- c'est que moi, je puisse y croire. Que je puisse tenter une telle expérience.

Me voilà arrivé près du dernier point. Il me faut laisser mon Vtt, m'éloigner du sentier et m'enfoncer dans les fougères qui tapissent le sol. J'ai un moment de crainte. Je ne suis pas certain d'arriver à trouver cette dernière pierre, au milieu de cette végétation. Penché en avant, je balaye des deux bras les branches, avant de trouver une pierre. Ce n'est pas la bonne. Je continue, avant d'en trouver une autre. Elle est presque invisible, tant l'emprise de la mousse est importante. Je gratte du mieux que je peux ... Je souris victorieusement. C'est la bonne. Les petits signes sont presque totalement effacés, mais ils sont là. Comme pour les trois autres points, j'enregistre les coordonnées GPS. Et j'installe la quatrième figurine. Il ne se passe rien, c'est prévu. Je reprends la route, plus déterminé que jamais.

Le brouillard se densifie plus encore ... Plus que deux ou trois kilomètres ... Je fends le brouillard, je m'enfonce dans la forêt. Des ronces me griffent les jambent, des branchent me cinglent le visage. Je tiens bon, et haletant, j'arrive dans une petite clairière. J'y suis ...

Je tends l'oreille, et outre les battements de mon coeur affolé, hormis les oiseaux, je n'entends rien.

Je prépare mes affaires; au centre de la clairière, je trace deux cercles sur le sol avec le sel qu'a préparé la vieille dame spécialement pour moi. Entre les deux cercle, j'installe troi galets, la pointe vers le ciel. Il m'a fallu des semaines, pour les trouvers au sein du quadrilatère. Derrière moi, j'entends des branches qui se cassent. Je me redresse et me tourne promptement. C'est elle ... Enfin !

Cela fait des moi que nous n'avons pu nous voir ! Elle est toujours aussi charmante, aussi désarmante ...

Nous voilà intimidés par ces retrouvailles, et nous nous embrassons presque maladroitement. Elle sait ce qui se prépare. Et elle sait également que je ne suis pas fou, ni illuminé. Elle est curieuse de voir ce que cela donnera ...

Je lui tends un papier, et lui demande de choisir un cercle, et d'y prendre place, face aux galets. Je serre très fort dans ma main le papier qui m'est destiné,  et je prends place dans le second cercle. Face aux galets.

Nous devons lire en coeur la première incantation. Vu de loin, cela doit nous donner des airs d'acteurs de série B ... Notre lecture terminée, je prends la petite serpe que la vieille dame avait préparé. Nous faisons une petite incision sur notre index droit, et nous déposons une goutte de nos sangs sur le galet de gauche, puis sur celui de droite. Nous lisons la seconde incantation, et ... Rien. Pas un signe, pas un spectre, pas un frémissement d'arbre ...

Serait-ce possible que ce intuition qui me taraude, celle qui me poussa à croire que nous nous connaissons depuis si longtemps pour partager une telle complicité, un tel amour soit fausse ? Je suis dépité, attristé. Pire encore, son regard triste à me voir douter ainsi me plonge dans un désarroi. Elle tend sa main vers moi, je ne peux que la saisir, me ratrapper à tout ce qu'il y a de plus tangible ...

Un étourdissement me happe ... Je la vois un instant flotter dans les airs, avant de me rendre compte que suis moi même à une trentaine de centimètres au-dessus du ciel, comme suspendu à un fil invisible. Puis un halo aux couleurs ambrées traverse le brouillard, la végétation autour de nous semble former une muraille imprenable ...

Nous perdons connaissance ...

Elle est la première à retrouver ses esprits... Elle se penche sur moi, m'appelle ...

Je refais surface péniblement, et la vision que m'est offerte est déroutante. Agenouillée à mes côtés, elle me tient la main et s'enquérit de ma santé ...

Je vais bien ... Mais ...

Tout autour de nous, tout a changé. La végétation est moins dense, les arbes n'ont presque pas de mousse. Mon vtt n'est plus attaché au chêne plusieurs fois centenaire, qui n'est un jeune arbuste naissant. Ma montre n'existe plus. Mes habits non plus. Du moins, pas comme avant. Avant ?

- Monsieur, vous m'avez effrayée ! Que dirait monsieur votre Père s'il apprenait que nous sommes ici, contre sa volonté ? Contre celle de ma famille ?

- Monsieur ?

A bien y réfléchir, sa tenue semble dater ... XIème ... XII ème ?

- Monsieur, il nous faut nous aimer, sinon jamais plus nous ne le pourrons ...

- Mademoiselle ...

Les mots ne viennent pas ... Elle se redresse, et délace lentement son corsage. Les joues rosies par la grave transgression, elle fait glisser sa robe sur l'herbe fraîche. Elle dénoue sa coiffe. Ses cheveux tombent en cascade sur ses épaules, et les pointes viennent masque pudiquement les mamelons dressés ...

Je suis prisonnier. Mon esprit semble ne plus pouvoir commander mon corps ...

- Monsieur ? Je vous imaginait moins mijauré ... Elle saisit le cordon de cuir qui noue ma culotte de velours. Le carré de tissu tombe sur mes cuisses, et sa main se pose avec douceur sur mon sexe érigé ...

Elle s'allonge sur le sol, ouvre ses cuisses, et m'appelle ... Je me penche sur elle ... Je me glisse en elle, contre elle ... La douce chaleur de son intimité me rappelle qui nous sommes; Je l'embrasse tendrement. Ces instants que nous vivons sont précieux, nous le savons. D'instinct. Nous nous aimons, lentement, avec langueur et volupté. Pourtant, nous ne sommes pas tranquilles, pas apaisés. Nous sommes aux aguets. Alors que nos rythmes s'affolent, que nous nous apprêtons à voler notre plaisir, à l'arracher à nos conditions, des cris nous parviennent ...

Trop tard ... la déraison l'emporte, et nous nous laissons emporter dans une jouissance saccadée, vitale ...

Un sifflement. Dans ma bouche, le goût acre de mon sang. Ses cris. Qui me déchirent plus atrocement que la lame qui tourne dans mon dos. Ses larmes ... Ma dernière vision.

- Je vous aime !

Les derniers mots que je peux entendre ... Le noir me hape. Dense et absolu. Un vertige. Un tourbillon.

Je reprends mes esprits, suffoquant, ivre de douleur, écoeuré par le sang encore frais sur ma langue. Elle revient à elle, hurlant son amour et sa douleur.

Nos larmes se rejoignent, le bonheur d'être à nouveau ensemble, réunis à défaut d'être unis. Dans mes bras, elle sanglote doucement. elle me serre si fort.

Nous ne ferons pas l'amour. Pas aujourd'hui. Pas en ce lieu.

Presque remis de nos émotions, nous reprenons nos chemins. Pas tout à fait opposés. Des chemins qui se croisent, s'éloignent et se joignent ...

Ainsi vont nos vies.

Posté par mesrevesdelle à 18:32 - Le journal d'une addiction... - Commentaires [1] - Permalien [#]

18 avril 2008

Silence

Fatigué, crevé ... Les mots ne viennent pas. Pas d'envie, pas de coup de coeur. Pas d'évidence, pas de sensation.

Alors, juste ce petit message, pour ne pas laisser cet espace à l'abandon.

Un bon week-end par-dessus tout ça, et ça devrait repartir sans soucis !

A bientôt, donc.

Posté par mesrevesdelle à 09:39 - Billet d'humeur - Commentaires [2] - Permalien [#]

10 avril 2008

Joueuse, Sur le fil ( flirt avec le plaisir ...)

Je réfléchis quelques instants, et je me demande si'l est bien prudent de continuer comme je l'ai imaginé. Il me suffit de penser à cette intense frustration qui perdure depuis la nuit de vendredi à samedi. Non, il n'est pas prudent de continuer. Mais oui, je le veux. Si j'étais honnête, de devrais dire : je la veux !!!

Le_joueur : imaginez-vous ma frustration depuis ce week-end ?
Une_promesse : c'est de votre faute; il vous aurait suffit de céder. de me céder !
Le_joueur : comme ça, toutes mes chances de jouer, de vous faire mienne seraient anéanties ...
Une_promesse : faut savoir ce que vous voulez !
Le_joueur : vous ... Je vous veux. 
Le_joueur : commençons ! Glissez votre main entre vos jambes. Caressez-vous.
Une_promesse : Comme ça ?
Le_joueur : oui, très bien. Mais soyez aimable d'être plus appliquée, plus ... appuyée.

Je la regarde, fasciné, très excité par ce pouvoir, troublé par cette docilité promise. Je regarde sa main aller et venir sur le tissu de sa culotte. Un contact que j'imagine volontiers, que je jalouse ... Il est donc temps de faire monter la pression d'un cran, au sens propre comme au sens figuré !

Le_joueur : à compter de maintenant, suivez simplement mes instructions. ne répondez-pas. ne vous interrompez pas. 
Le_joueur : tendez votre index, et branlez votre petit bouton ...
Le_joueur : vous savez, celui que vous avez si bien excité sur moi cette fameuse nuit !

C'est vraiment étrange comme sensation, d'être le guide, d'être celui qui décide de ses faits et gestes. Quant au plaisir de la voir obéir, et agir sous mes yeux, pour moi ... L'excitation ne fait que reprendre de plus belle, et me renvoie aussitôt aux douleurs qui harcèlent ma queue tendue ! Elle tend son index, et d'une pulpe visiblement légère, elle va titiller le très sensible clitoris.

Le_joueur : Bien ...
Le_joueur : Continuez, mais accentuez vos caresses. Je veux voir vos doigts ouvrir votre sexe à travers le tissu.

Elle s'arrête un instant, puis reprend ses gestes. Une hésitation ? Je ne sais pas. Mais ses gestes sont plus fermes, son index se tend plus encore et glisse lentement sur le tissu. Elle fait parfois de petit cercle du bout de cette pulpe incendiaire, tantôt sur son petit bouton, tantôt à l'entrée de son sexe ... de cette petite chatte qui m'obsède chaque seconde un peu plus.

Le_joueur : Quand vous serez excitée, que vos jugerez votre petite chatte assez offerte pour être dévoilée,
Le_joueur : vous vous débarrasserez de votre culotte. moi aussi, je veux des preuves. Je veux vous voir trempée, je veux vous voir ouverte !

Elle s'arrête un instant, puis reprend ses gestes. Une hésitation ? Je ne sais pas. Mais ses gestes sont plus fermes, son index se tend plus encore et glisse lentement sur le tissu. Elle fait parfois de petit cercle du bout de cette pulpe incendiaire, tantôt sur son petit bouton, tantôt à l'entrée de son sexe ... de cette petite chatte qui m'obsède chaque seconde un peu plus.

Ses caresses continuent, s'amplifient ... Sur l'écran ses doigts jouent avec ses sens, avec ses chairs. Parfois ils glissent, tentent de prendre possession de sa petite chatte. Ses jambes vascillent, se referment un peu, s'ouvrent un peu plus.

Elle met fin à ce spectacle privé, puis soulève ses fesses juste ce qu'il faut, afin de faire rouler cette culotte devenue définitivement un rempart détestable et insuportable. Je suis aux anges, quand sous la table, elle prend soin de tendre le tissu pour l'approcher de cet mon oeil électronique. Le plaisir est avoué, démontré ... Une jolie provocation comme elle sait le faire !

Le_joueur : très belle preuve !
Une_promesse : je vous l'avais dit. Toute à vous !
Le_joueur : caressez-vous, encore  ...

Elle ne répond pas; elle se glisse au fond de sa chaise, et ouvre aussi largement ses jambes que ce que son bureau lui permet. Puis elle laisse jouer ses doigts, effleurant cette si jolie petite chatte, ouvrant les lèvres, faisant glisser ses doigts en elle, avant de revenir agacer le clitoris admirablement gonflé.

Les reflets nacrés contribuent à mon excitation, je suis dans un état proche de l'état second !

Le_joueur : Bien ! arrêtez maintenant.
Une_promesse : vous ne voudriez tout de même pas me laisser dans cet état ?!?
Le_joueur : Je n'ai jamais dit ça ... C'est pire je vais aggraver votre état ! Ouvrez le tiroir à votre droite. Le premier.

Je la regarde faire, et quand bien même je ne peux tout voir, je suppose une certaine ... surprise.

Le_joueur : Je pense que vous avez trouvé .... 
Une_promesse : ne me dites pas que c'est ...
Le_joueur : un oeuf vibrant. Oui Madame...

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08 avril 2008

Une bonne nouvelle !

Cali est revenue. Enfin, elle est passée par ici ... ;o) Elle en a profité pour me confirmer que la photo qui constituait le point de départ de l'histoire pouvait être publiée.

C'est donc chose faite dans "Joueuse ... (2)"

Mais aussi, et pour mémoire, vous avez :

Joueuse ...

Joueuse ... (3)

Joueuse ... (4)

Joueuse, Surenchère ...

Posté par mesrevesdelle à 12:21 - A quatre mains ! - Commentaires [0] - Permalien [#]

Une punition, 4

Elle se fait pressante, provocatrice, insistante ... Une langue de cuir totalement indécente qui joue le long de mon sexe, dont la pression est suffisamment forte pour sensibiliser mon clitoris qui n'attendait que cela. Ce contact me trouble au-delà de toute raison, mon sexe est sur le point de céder;  mais si je serre les dents, si je mords ma lèvre, ce n'est pas parce que le plaisir est déjà sur le point de m'emporter ...

Malgré mes précautions, je gémis, surprise par la rapidité du geste, par la marque cinglante qui zèbre désormais mes fesses ... Mon coeur s'est emballé, mon corps réagit aussi fort à la douleur qu'à l'excitation. Mon esprit s'enfonce dans ces plaisirs déraisonnables qui me font perdre à chaque fois la raison !

"Comptez, sans défaillir ..."

Je balbutie ...

"un ..."

Le deuxième coup s'abbat aussi prestement, nettement moins fort, un peu plus haut que le précédent.

"Deux ..."

Le troisième coup vient avec un peu de retard, et c'est la langue de cuir qui vient lécher ma fesse gauche, tout près du petit orifice qu'il ne vise sûrement pas sans raison ... Mon excitation gagne en intensité.

"Trois !"

La cravache fend les airs dans un sifflement annonciateur de sévérité, et je reçois le coups en gémissant malgré moi. Une chaleur vive et intense marque ma peau; je n'ai que le temps de reprendre mon souffle ... La langue de cuir vient alors frapper plus modestement mon intimité; attisant un feu qui couve depuis déjà de longues minutes ..

"Qu ... Quatre ..."

La languette vient à nouveau s'abbatre sur mes fesses, mes doigts se crispent sur les accoudoirs. Mon sexe s'ouvre, je devine aisément le sang qui afflue, gorgeant mes lèvres, achevant de me drapper d'une indécence absolue.

"Je ne vous entends plus compter ...."

"Je n'en ai plus la force ... je veux ..."

"Vous ... voulez ? Quelle insolence !"

Le coup qui s'abbat m'arrache un cri; je me câbre, je me tends ... La douleur est vive, mon excitation à son comble ...

"C'est à moi, de vouloir ..."

La cravache tombe et heurte le sol...

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Une punition, 3

Je me redresse lentement, et je me dirige vers le dossier du fauteuil. Je le contourne, et je me penche par dessus le dossier, ce qui m'oblige à me tenir sur la pointe des pieds. Enfin, des mains je tiens les accoudoirs. Mes cheveux tombent en cascade; ils sont encores trempés, et le bruit sourd qu'ils émettent en heurtant le cuir me surprend.

Ils forment une sorte de bouclier, un voile de pudeur qui m'empêche de voir cet homme, qui l'empêchent de voir mon visage. Je devine ses mouvements, ses gestes ... Il vient se placer derrière moi. Je sens son regard, posé sans vergogne sur mon intimité, sur mon indécence, sur ma position sans équivoque.

J'ai toujours aussi froid, et pourtant ... La chaleur commence à naître au plus profond de mes entrailles; attisée par mon esprit qui fait défiler les images, toutes plus indécentes, plus excitantes les unes que les autres. C'est un état que j'apprécie tout particuièrement, car j'ai le sentiment d'être en équilibre sur un fil au-dessus du vide.

Mon estomac se noue, mon ventre quémande ...

Le contact froid de la cravache sur ma hanche me fait sursauter et me tire hors de mes pensées.

"Il est regrettable de devoir ainsi punir une aussi jolie croupe ..."

Ses mots ne calment pas mes sens, bien au contraire; Ils me rappellent le pouvoir. Mon pouvoir. Celui que j'exerce malgré les apparences. Le désir que je fais naître, alors que je lui suis offerte ... Il suffirait de presque rien ! Pour que je puisse le punir plus durement encore, pour le frustrer diaboliquement. Me retourner, reprendre mon imperméable et tourner les talons ... Il lui faudrait alors se poser des questions, se remettre en cause...

"Vous devriez être plus ouverte, pour être dans une quasi perfection ..."

L'extrémité de la cravache flatte l'intérieur de mes cuisses, et m'incite à écarter un peu plus les jambes. Je rougis avec violence, mes joues s'enflamment presque douloureusement ... Mon ventre ne quémande plus. Non. Il se prépare à implorer ...

La langue de cuir vient effleurer mon sexe ...

Posté par mesrevesdelle à 08:29 - Confessions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Une punition, 2

J'essaie de libérer mon esprit, de détendre mes muscles. Combien de temps vais-je attendre ainsi ? Je n'en sais rien, et je ne suis pas sûre de vouloir le savoir. Le froid continue sa lente progression en moi; mes cheveux mouillés coulent dans mon dos. Des gouttes froides qui perlent impitoyablement sur ma peau. Les plus redoutables roulent sur mes flancs, et viennent se perdre sur mon ventre et provoquent de redoutables frissons.

Les plus troublantes roulent le long de mon dos, et viennent se perdre sur mes fesses. Cette attente commence à peser.

"Pourquoi êtes-vous punie ?"

la voix toujours aussi monocorde me rappelle qu'il n'est pas question de jeu; je me sens subitement confuse ... Enoncer clairement cette faute sera un aveu consenti, qui demandera une sanction. Je balbutie les mots, j'hésite ...

"Hé bien, avez-vous perdu votre langue ?"

Le ton se fait plus sec, plus autoritaire.

"Je ... Je n'ai pas respecté une consigne ..."

"Une ?"

J'avais espéré que cela serait passé inaperçu ...

"Non ... Deux"

"Je vous écoute!"

La cravache fend l'air, et passe à proximité de mon épaule; je sursaute.

"La première, je me suis caressée en votre absence, et j'en ai tiré une jouissance importante..."

"Et ?"

"Pour devancer votre colère, j'ai publié des clichés de cette séance, dans l'album de votre blog ..."

"Pourtant vous saviez que je ne voulais pas de votre plaisir avant notre prochain rendez-vous ! Et qu'il vous est interdit de publier des photos sans mon accord ! Non ?"

"Oui, je le savais ... Mais l'attente ..."

"Taisez-vous, insolente ! L'attente était justement le sel de cette consigne ! Allez-vous mettre en position !"

Posté par mesrevesdelle à 07:11 - Confessions - Commentaires [0] - Permalien [#]

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