05 septembre 2009
Découverte (3)
L'ourlet monte encore; une ascension lente, ponctuée par d'étranges soupirs qui s'échappent de sa gorge. Ces instants sont d'une intensité rare, et à jamais uniques pour cette intime découverte, ces premiers échanges charnels.
A chaque fois qu'elle fait mine de stopper, il embrasse sa nuque, et vient agacer le lobe de son oreille d'une langue faussement timide ...
- Encore ... Retroussez ...
Alors elle continue, lentement, pendant que les doigts deviennent implacables, tandis que la main empaume le sexe devenu d'une sensibilité exacerbée.
- Voilà, c'est parfait !
Sur ces mots empressés, elle stoppe la progression. Sous leurs yeux, l'ourlet de la robe flirte avec son nombril. Elle regarde, fascinée, la main qui joue entre ses jambes, allant et venant avec assurance ...
Et tout cesse; épouvantable secondes où ses mains l'abandonne; une frustration se fait sentir, capricieuse colérique ... Elle naît au creux de ses reins ... Et puis les mains se posent sur ses épaules, tendres.
Elles se laissent glisser le long de ses bras, avant de venir se poser sur son ventre; deux papillons aux étranges vertus aphrodisiaques ... Il tourmente ses sens, mais elle ne soupçonne pas tous les efforts qu'il doit fournir pour ne pas céder à ses propres caprices, guidé par ses sens désorientés, par son envie d'elle ...
Il inspire, et vient défaire les boutons de la robe ... Il en joue avec aisance, la ceinturant de ses bras, laissant son souffle rouler dans son cou. Il se fie au reflet, et bientôt un profond décolleté s'offre à lui.
Sa main droite se pose sur son épaule; il fait glisser la robe sur son bras ...
11 août 2009
Un petit message ...
Vous le savez, n'est-ce pas ?
A quel point votre voix me transperce et me transcende lorsqu'elle se fait rauque. Quand vos soupirs deviennent feulements;
Quand votre intimité exprime son plaisir, en gouttes suaves et soyeuses.
Quand mes doigts se font plus doux, que leurs gestes s'appaisent, qu'ls finissent pas cesser imperceptiblement leurs jeux, leurs explorations ...
J'aime alors vos soupirs qui s'amenuisent, vos ronronnements de satisfaction.
Quelques minutes ...
De femme "bien sous tous rapports", vous êtes devenue conquise, soumise ... Puis vous êtes devenue merveilleusement lubrique, abandonnée, lascive; abandonnée aux caresses, aux mots ... A ces gestes indécents qui vous ont ouverte, qui vous ont fait ruisseler, jusqu'à ce qu'enfin, vous teniez votre promesse insolente, et que vous éjaculiez un plaisir dense, émouvant, brûlant ...
Lentement, vous êtes redevenue cette femme du quotidien, recouvrant vos esprits, heureuse, libérée, et souriante à l'idée d'une nouvelle expérience ... Encore ...
Alors ... Pour ces quelques minutes, d'une intensité rare, que faire, sinon vous remercier ?
Merci ...
10 août 2009
... Echo ...
Jouer avec la corde sensible ...
User des mots ...
Abuser des images ...
Mettre le doigt là où la sensibilité afflue ...
Agacer les sentiments les plus érectiles ...
Ouvrir les pensées, les apétits, les chairs ...
Se lover dans l'intimité,
Goûter sans détours, avec gourmandise ....
Plaisirs fugaces et déroutants. Sulfureux et fiévreux.
Eriger les sensations, leur donner vie, les transfigurer en colone palpitante.
Transgresser les interdits, le politiquement correct ...
Pour en faire un art de vivre, une relation intime et fragile.
Intense et profonde.
Unique.
Donner. Prendre.
Aucune autre obligation que celle du respect et de la protection de l'autre ...
Unre profession de Foi ? Pas très orthodoxe, ni très catholique, j'en conviens !
Découverte (2)
Elle se fige, scrutant alors leurs reflets. Il pose ses mains sur sa taille; une étreinte ferme, décidée. Son cœur manque un battement.
Il se réjouit de ce contact, qui va bien au-delà de ses espérances; bien au-delà de ce qu'il avait pu imaginer. Alors il libère sa main gauche, qui caresse la hanche, puis la laisse glisser, jusqu'à ressentir le très sensuel velouté de sa cuisse. Sous les gestes lents, la peau frissonne, réagit; ses caresses restent légères, superficielles ... Il regarde sa main dans le miroir ... Elle effleure, éprouve, dessine une étrange cartographie ... Tandis qu'il remonte inexorablement vers l'ourlet de sa robe, il vient à nouveau défier son regard; reflets plein d'étincelles quand les doigts découvrent sous leur tendre pression les reliefs de dentelles ...
Sa poitrine se soulève, elle est surprise de se voir réagir aussi sensiblement; il n'a pas pu le manquer ... De longues caresses, pendant lesquelles il flatte le tissu, aussi légèrement que possible. Des gestes presque détachés, presque innocents.
Et puis ...
Il se plaque plus encore contre elle, glissant un genou entre ses jambes, l'obligeant à se cambrer plus, à s'offrir ... La main douce et légère affirme son emprise; les doigts explorent à travers le tissu, ignorant désormais les reliefs des dentelles, la douceur des transparences, pour se nourrir uniquement de cette chaleur sourde qui naît, gronde ...
Les gestes sont sans équivoque, aucune ambiguïté n'est possible ! La main s'approprie désormais le sexe qui s'irrigue avec violence. Les doigts dessinent les contours, s'amusent à se glisser par-delà les chairs désormais brûlantes, défiant le tissu ...
L'image renvoyée pas le miroir est indécente ... Merveilleusement indécente ... Comme pour affirmer son emprise, il mordille sa nuque alors que ses doigts se font plus précis, plus explorateurs. Au creux de son oreille, il murmure d'une voix plus rauque ...
- Retroussez ... Encore ...
Instinctivement, ses mains foulent à nouveau la robe ...
Revenir ...
Ici ... retrouver presque aussitôt le sentiment d'addiction, après tout ce temps ...
Déroutant ... Résolument déroutant !
09 août 2009
Découverte (1)
-Retroussez votre robe ... S'il vous plaît ...
Il fixait son regard dans le reflet du miroir. Debout, tout contre elle, son menton caressait son épaule tandis que sa voix murmurait les mots avec assurance et conviction. Sa demande était ponctuée par un baiser, déposé au creux de son cou.
Elle soutenait son regard, hésitant entre l'insolence de leurs échanges ou une sage obéissance, afin de voir ses intentions plus clairement. Rien d'évident ...
Prendre le risque de voir s'éloigner ces premiers contacts charnels ...
Prendre le risque de plonger trop rapidement dans ces sensations inconnues ...
Comme pour indiquer qu'il est temps de se jeter à l'eau, ses dents effleurent son épaule, mordillant tendrement ses chairs qu'il rêve de goûter plus intimement ... Instinctivement, elle retient sa respiration, crispe ses doigts sur ses cuisses, et foule le tissu.
Le reflet renvoie une image troublante; elle regarde le tissu remonter doucement, dévoilant délicatement ses jambes. Elle s'arrête alors que le tissu se trouve juste au-dessus de ses genoux.
- Allons ... Je suis certain que vous pouvez faire mieux; Bousculons vos sens, retroussez encore ... Bousculez mes sens !
Leurs regards se croisent se sondent ... Elle sourit, et leurs regards glissent sur le reflet, retrouvent ses jambes ; Ses mains foulent le tissu à nouveau, lentement ... Ce moment est précieux, et elle se demande si son coeur frappe aussi fort que le sien ...
Encore un peu, et elle ne tardera pas à dévoiler ses dessous intimes; choisis avec précision pour cette occasion...
Sa repiration se fait plus dense, l'air qu'il inspire se fait plus capiteux ... L'ourlet de la robe dévoile à peine les dentelles ...
- Parfait ... C'est parfait ... Restez ainsi ...
Dans le miroir, elle regarde les mains qui se posent sur sa taille. Une chaleur se diffuse, intense, irrationnelle...
Un Pari (2) By " Nouvelle Ici "
Ce texte n'est pas de moi ... C'est un commentaire posté. Le plus abouti, et le plus long jamais posté sur ce blog. Il méritait, à mes yeux, et à ce titre, d'être officiellement publié ...
Chaque week-end elle changeait d’étalon, elle aimait ça la garce. La plupart de ses rencontres se passaient à l’hôtel. Ils ne sortaient pas de cette chambre, se faisaient servir les repas.
Ils arrivaient toujours ensemble. Elle passait dans la salle de bain pour se laver et se parfumer avec son baume pour le corps, il avait une odeur de violette; c’était léger mais elle savait que ça les excitait.
Elle savait qu’elle allait bientôt sentir ce nouvel appendice dans son corps. Elle savait qu’il serait différent des autres, car aucune tige ne se ressemble. Par sa fermeté, sa longueur, sa grosseur, sa couleur. Elles sont toutes différentes.
Mais elle savait aussi qu’elle allait prendre du plaisir; son plaisir à elle.
Son soutien-gorge lui cachant à peine les seins, sa culotte oh combien transparente laissait voir son sexe rasé. Ses bas de soie retenus par des jarretelles très fines lui modelaient ses jambes. Elle se regarda dans la glace, et commença à ressentir les frissons de la nouveauté... elle enfila une robe transparente, juste pour permettre à son amant d’un week-end de la déshabiller.
Elle entra ainsi dans la chambre toute de noir vêtue.
Il la regarda, s’approcha d’elle, lui prit sa bouche -sa langue avait l’air experte-; il lui titilla les seins.
Puis sa main descendit plus bas, doucement; ses doigts effleurèrent son ventre, elle ressenti toute la douceur de cette caresse, elle avait envie - tout de suite !- de le sentir dans son corps, mais elle savait que plus l’attente était longue plus elle prendrait de plaisir.
Les doigts étaient sur ses bas, il caressa cette soie si douce, remonta vers cette chair blanche au-dessus de la dentelle, ses doigts montaient toujours. Elle frémit, elle savait que dans peu de temps ils arriveraient à son temple chéri. Elle allait se donner a lui juste pour 2 jours, juste pour son plaisir a elle. Ensuite elle ne le reverrait plus jamais. Elle ne savait même pas son nom.
Ses doigts se mirent à monter dans son dos sous la robe, il passa sa main dans la culotte. Il lui enleva.
Sur le tapis luxueux gisait un petit morceau de dentelle noire.
Ses doigts montaient de nouveau, le long de son échine, ils étaient maintenant dans son cou, elle sentit doucement, tendrement la fermeture s’ouvrir, la robe chût prés du petit amas de dentelle noire.
S’écartant d’elle il l’admira. Il admira ses seins qui étaient fièrement dressés, ses tétons durcis par l’envie, ses jambes gainées de noir, chaussées de talons hauts et son sexe nu.
Il était à genoux devant elle, sa langue si experte en baisers, s’approcha subtilement de son sexe. Debout devant lui elle attendait qu’enfin cette langue arrive sur ce bouton si sensible et si délicat. Quand enfin cette langue trouva son bijou, une montée de plaisir arriva dans son bas ventre.
Il la prit dans ses bras, la porta sur le lit lui laissant ses bas et son soutien gorge, elle senti qu’il l’admirait.
Enfin il se déshabilla. Son sexe levé, fier. Ce sexe elle attendait comme a chaque week-end de le voir noblement dressé.
Elle savait enfin qu’elle plaisait.
Le temps du retour ...
Cela fait plus d'un an que je n'étais pas revenu ici ... Pour mille et une raisons, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, j'ai voulu faire une pause dans la vie de ce blog. Mais je n'ai pas été totalement absent pour autant ! J'ai donné vie à d'autres blogs, avec plus ou moins de réussite.
Difficile de conjuger les désirs, les orientations que l'on espère et la réalité "des choses du net" ...
Quelques déclics me poussent à revenir ici, pour continuer à partager un univers avec vous. Parce que -et cela compte tellement !- il y a toujours des fidèles, des curieux et des messages, alors que ce blog était en pause. Force est de reconnaître que cela me touche.
Je compte vous faire partager au fil du temps, les histoires de mes ailleurs; et c'est ici, finalement, qu'il est logique que tout se rejoigne. C'est endroit est capital, important ... Vital.
A mes yeux, inscrire ici mes histoires d'ailleurs, confirme, s'il le fallait, leur importance ... La différence dans la tenue de ce blog, désormais, c'est que je compte le faire vivre à mon rythme, lui redonner une identité, des couleurs. De manière à ce que je me le fasse à nouveau mien , tout en ayant suffisament de recul pour m'y sentir toujours libre...
Voilà, en quelques mots, le temps du retour, et le plaisir infini, de vous retrouver, et de partager avec vous, le temps, écoulé sous d'autres cieux.
Ce message serait incomplet, si je n'en profitais pas pour remercier tous ceux qui ont contribué, par leur soutien, par leurs questions, leurs encouragements, au renouveau de ce blog ...
Alors à vous toutes, à vous tous ... Merci ...
16 mai 2008
La fin d'un mythe
Je reste toujours surpris, en regardant l'univers du sexe et les fantasmagories qui l'entourent. En effet, qu'il s'agisse de films X, de textes , de témoignages ou de toute autre forme d'expression, l'homme, le vrai, le mâle dans toute sa splendeur est une machine de guerre.
Inépuisable et inoxydable, il reste parfaitement insensible à la sensualité de certains contacts qui jamais ne le plongent dans la crainte "de ne pas tenir la distance".
Ben mince alors.
Il n'y a alors pas tellement d'options possibles.
Soit, afin d'entretenir le mystère, l'attrait et de garantir le fantasme réussi, tout le monde enjolive un peu les choses (et à bien y réfléchir, dans mes textes, je suis aussi coupable). Personne n'est dupe. Enfin, j'espère tout du moins que les plus inexpérimentés ne considèrent pas tous ces faits d'armes comme des actes réels, et qu'il ont conscience qu'il s'agit d'une forme de second degré, d'une image d'Epinal.
Ou alors, la très grande majorité des hommes sont "pour de vrai" des machines de sexe infatigables, prêtes à forniquer en toutes circonstances, à faire jouir tout un harem, pour au final, jouir enfin de leur plaisir et avec la satisfaction de la rude tâche accomplie.
Ce qui veut dire, qu'il existe une minorité d'homme pour ce qui ce n'est pas aussi simple. Et je suis bien obligé de me classer dans une telle catégorie. Oui, bon, d'accord. Le mythe est brisé. Mais tant pis.
Les hommes, comme, les femmes, ont leur propre sensibilité. Pour certains, elle est probablement plus marquée, ou se dévoile différemment.
Les hommes, ils leur arrive aussi de ne pas avoir envie, d'être fatigué. Hé oui.
Selon les circonstances, ils peuvent être endurants ou précoces. Cela dépend de tellement de choses ! Le contexte est primordial, et la manière dont est abordée "la chose" conditionne la suite des évènements...
il arrive (enfin, dans mons cas) d'être confronté à certaines situations, ou certains "contacts", qui font que le plaisir arrive plus vite que prévu. Toute la difficulté réside alors en la capacité de maîtriser ce flux, cette puissance. Que faire ?
Cesser un instant, et prendre une inspiration ... C'est compliqué. Cela se joue parfois à un poil de micro-quart de millième de seconde ! Pris à temps, ce plaisir peut-être jugulé, enrayé. Au pire, le plaisir surgit, et selon la partenaire du moment, cela peut être mal pris. Mal vu. Dans ce cas, tout le savoir faire tient en la capacité de ne pas laisser tomber la partenaire du moment, et de trouver la parade idéale pour que tout le monde y trouve son compte.
Pour certains (pour ne pas dire "pour moi"), juguler ce plaisir précoce est synonyme de "booster". Je ne sais pas comment expliquer cet état de fait. C'est une simple constatation. Cela a deux avantages : (pardon pour les détails techniques!) une érection renforcée, et surtout, cela provoque une certaine forme d'insensibilité qui autorise de bien longues fantaisies ... Mais aussi, il y a un inconvénient, pour les non-initiés : la jouissance, la libération, peuvent être longues, voire impossibles à atteindre. Toute médaille a son revers. En revanche, cela offre l'opportunité infiniment précieuse de mener sa partenaire à son plaisir, pourvu que l'écoute et la complicité soient au rendez-vous. Et que l'on puisse accepter de ne pas pouvoir jouir cette fois-ci.
Au pire, si cette absence de plaisir se fait insupportable (certaines érections trop durables et "insatisfaites" peuvent vite devenir gênantes et douloureuses), cela obligera les deux amants à recommencer, encore et encore, afin de règler ce problème. Comme traitement, il y a franchement pire.
Quant au coeur du problème, ce qui peut précipiter précocément le problème ... Pour ma part, certains contacts sont terribles, dans la mesure où ils accentuent une sensibilité physiologique. Il faut donc apprendre à s'en méfier (du moins au début du-dit coït), et surtout, à ne pas abuser des bonnes choses. Certaines positions sont à sujet diaboliquement efficaces pour me plonger à coup sûr dans la jouissance.
Et puis il y a aussi le contexte. Les jeux, les images, le vécu et ce qui nous a menés à ce fameux coït ...
Autant de paramètres qu'il est malaisé de contrôler, voire impossible de contrôler à l'avance ... Autant le savoir, et l'accepter. Jusqu'à présent, cela ne m'a jamais désservi, et la franchise à toujours été accueillie avec plaisir. Mieux, cela a décomplexé et favorisé la suite de ces relations...
Alors, suis-je donc tellement "à part" ?
14 mai 2008
Un Pari - 2
Abandonner ? D'ordinaire, ce mot suffirait à la précipiter dans la gueule du loup. Mais dans ce cas précis, Anne est bien obligée de se rendre à l'évidence: elle hésite. Visiblement, tous ces gens autour d'elle savent qu'elle sera l'attraction de la soirée. Tous, en passant, ont pu voir que le podium avait été réservé pour elle.
D'une main, elle attrape la flûte de champagne. De l'autre, elle tient bien en évidence le mot écrit par son amant. Anne, aussi affranchie soit-elle, ne peut ainsi se dévoiler, s'exhiber de la sorte. Et en plus, se mettre en position de "subir" ... Ses joues s'enflamment brusquement quand elle réalise qu'elle ne porte rien sous sa robe. Après tout, il avait parlé de la robe et des chaussures. De rien d'autre. Cela l'avait émoustillée sur le moment, de se savoir nue sous ses vêtements; elle avait trouvé cette sensation agréable, la brise légère qui vient caresser sa peau. Elle avait imaginé cette jolie surprise pour lui.
Anne ne savait plus quoi penser. Tenir son pari, et s'exposer ainsi, nue, à ces yeux avides ? Renoncer, et s'exposer aux sarcasmes de son amant, bien trop content de la voir cèder ? Anne avale d'un trait le champagne, et jette le papier sur la table. Elle s'élance et monte sur le podium.
Si elle ne peut s'empêcher de regarder autour d'elle, Anne regrette vivement cette curiosité. Aussi soudainement qu'elle ne s'est levée, les regards se tournent vers elle. Tous, sans exception. Mais arrivée au centre de cette scène qui allait la dévoiler aussi impudiquement, Anne se rend compte que la lumière est relativement tamisée; elle mise alors tous ses espoirs dans cette faible lumière pour masquer autant que possible son intimité.
Elle retrousse sa robe au dessus de ses genoux, et s'agenouille. Puis elle masque ses yeux avec son bandeau, et prend position. Alors qu'elle est à demi prosternée, elle retrousse plus encore sa robe, dont le bas vient recouvrir sa tête. Puis Anne adopte sa position telle qu'elle était décrite sur le papier. Le flot des émotions manque de la faire chavirer.
Une gêne qu'elle ne se connaissait pas. Anne devait en outre se résigner à ressentir une certaine excitation, ainsi que de la colère, contre elle et son foutu caractère, qui la plonge toujours dans des situations inextricables. Elle est toutefois heureuse d'être ainsi cachée sous sa robe, fragile et illusoire rempart.
Une nouvelle surprise ... Le podium se met à tourner. Lentement. Anne réalise alors qu'elle est devenue un objet, que l'on expose sous tous les angles, avant de le choisir, ou avant ... de le consommer. Tous ses repères s'estompent. Elle aimerait savoir qui désormais peut voir ses fesses exposées, ou ses mains tremblantes sur le sol du podium. Mais Anne en est incapable. Une seule certitude. La rotation est lente...
Anne sent ses muscles se raidir. La position est inconfortable. Elle voudrait se redresser, s'étirer ... Une petite sonnerie résonne, la tire de ses pensées. Le podium s'immobilise. Anne imagine alors que le pari est terminé, son amant est là, et il va la féliciter. En revanche, lui, devra faire fort pour ce pari perdu !!!
Hélas, il n'en est rien. Elle sent un contact juste au-dessus de ses fesses. Un doigt qui dessine des signes. Et qui s'aventure sur sa fesse gauche. Sa peau frissonne, Anne retient son souffle. Une crainte, presque un début de panique. Mais la main se pose de tout son plat, rejointe bientôt par une seconde main, sur l'autre fesse. Les gestes sont doux, tendres. Les doigts sont fins, le toucher délicat. Elle suppose que c'est une femme qui est auprès d'elle.
Très vite, une démain s'égare sur l'une de ses cuisses, puis remonte en arabesques jusqu'à l'orée de son sexe. Un frisson, violent, profond, s'empare d'elle. Anne ne peut s'empêcher de frémir tandis qu'un des doigts vient effleurer son sexe, longeant lentement l'intimité offerte jusqu'à aller se perdre sur le clitoris qu'Anne espérait insensible.
En vain. Ce contact électrique la fit soupirer doucement. Elle n'était pas sûre que cette femme l'avait entendue. En revanche, elle ne pouvait que constater l'efficacité de ses caresses ! Un doigt se présente alors entre les lèvres de son sexe. Une petite poussée, légère, presque imperceptible, et voilà Anne en proie à la honte de céder avec tant de facilité. Tant de simplicité. Le doigt la quitte, empreint de la preuve humide qu'elle n'est pas indifférente, et encore moins insensible. La jeune femme se penche, et lui murmure un "Merci" à l'oreille, avant de la quitter.
Le podium reprend sa ronde ...
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