23 juin 2005
Songe d'une nuit d'été
Cette soirée est étouffante, les fenêtres ouvertes ne laissent passer aucun courant d'air. J'ai honte de me plaindre encore, mais j'ai mal au dos. je suis moite, je n'arrive pas à dormir. direction la cuisine, un grand verre d'eau, agrémenté d'un jus de citron frais. un anti-douleur, et hop, direction le lit. je crois que j'ai sombré dans le sommeil sans m'en rendre compte. l'épuisement a eu raison de mon énervement.
il fait chaud sur ce lit. le ventilateur peine à brasser un air épais, chargé d'une humidité épuisante. je n'ai pas fermé les volets, j'aime regarder les ciels d'orage. le vent commence à se lever. j'entends les feuilles des arbres, bruissement de plus en plus audible. les fleurs volent, dans des volutes de poussière. de grosses gouttes s'écrasent sur le sol, bruit sourd et irrégulier. elles sont peu nombreuses, mais tombent avec force.
un coup de tonnerre me fait sursauter. il est sec, bruyant à souhait. un éclair déchire le ciel, pas très loin d'ici. la lueur, illumine la chambre, comme le flash d'un appareil photo. je sursaute à nouveau. elle est là ... nous communiquons depuis un petit moment par mail, et nous éprouvons de réels sentiments, à la fois forts et troublants. nous partageons beaucoup de choses, et un lien unique s'est créé. aussi, je ne suis pas surpris de la voir. Pourtant, nous ne nous sommes jamais vus. elle a sa vie, j'ai la mienne ... parfois, j'ai la conviction de la connaître depuis toujours, d'avoir déjà partagé sa vie. et je suis sûr, que dans une vis future, nous nous rencontrerons, "pour de vrai". elle sait tout de moi. derrière mes mots, elle voit tout, devine tout. lui mentir serait inutile. lui cacher mes sentiments ne servirait à rien. nous avons un pacte. nous savons tous les deux que nous ne voulons pas faire de mal à nos proches. notre lien est virtuel, et le restera. nous y trouvons un équilibre.
elle est à califourchon sur moi. ses cheveux bruns et vanillés me chatouillent le visage. son regard me sonde, plein de malice. elle fait cette moue unique, celle qui est une invitation, un passeport pour des instants privilégiés. elle pose ses mains sur ma poitrine, et entamme un lent va-et-vient
je ne sais pas comment elle est arrivée là. dans mon rêve, je sais que c'est impossible. pourtant ...
j'embrasse ses seins, je sens les pointes se durcir sous mes lèvres ... son parfum me monte à la tête ... elle se redresse ... elle ondule lentement. la moiteur devient plus épaisse encore. je devine au loin les flashs dans le ciel; le tonnerre devient un petit bruit de fond. seules nos respirations sont audibles maintenant.
je pose mes mains sur sa taille, pour la guider ... je plie mes jambes, pour avoir plus de "tonus" ... je l'incite à remonter plus vite, pour redescendre lentement ... nos chairs fusionnent ... son sourire taquin peine à masquer son trouble. elle prend appui sur le mur à la tête du lit ... nos mouvements se synchronisent ... nos peaux sont luisantes de sueur ... les goutelletes perlent sous ses seins, et roulent sur son ventre, pour s'écraser sur mes cuisses ou mon ventre ... chacun de ces contacts m'électrise....
je n'entends plus rien, je vois ses lèvres murmurer, mais je n'entends pas ce qu'elle me dit. je devine les mots... le tonnerre revient au premier plan, les flash sont de plus en plus fort ... je lis sur ses lèvres ... "viens oliver, viens avec moi ..."
le grondement sourd roule sur les murs, résonne dans la vallée, va s'écraser sur les falaises ... nos ventres se contractent, nos coeurs s'affolent ... nos cris sont couverts par le claquement sec des éclairs ...
le vent s'appaise, le grondement s'éloigne, les éclairs sont loins ... je me réveille au dernier flash, plus puissant encore que les autres. bien sûr, je suis seul. mon érection est incroyable, et mon coeur bat la chamade. je vois sur mon ventre des perles de sueur ...
en plus d'être particulièrement douée pour lire en moi, serait-elle magicienne ? elle m'a ensorcelée ... et c'est étrange, mais il me plaît de l'être ...

Commentaires
Plusieurs indices dans ce texte...hm méfiez-vous Olivier...Ce texte pourrait bien se réaliser...
