05 mai 2008
L'étreinte Sacrée
Le brouillard est dense; sur ce sentier côtier, je n'ai une visibilité qui ne dépasse pas les vingt mètres. Le paysage est magnifique: la côte est sauvage, déchiquetée. Quelques mètres plus bas, la mer vient s'écraser contre les rochers. L'écume s'envole, les embruns me fouettent le visage.
Depuis que je suis parti, je n'ai rencontré personne. Tant mieux. Ces promenades solitaires conviennent à mon esprit. Mon Vtt a failli déraper plusieurs fois, d'autant que je n'ai pas opté pour un rythme de sénateur. Loin s'en faut. Je suis bien trop impatient. Et excité ...
Certaines descentes sont pour le moins acrobatiques, et cela pimente cette promenade escarpée. L'adrénaline est déjà là, bouillonnante, pressante ... Je me suis fait une ou deux frayeurs, et je suis bien décidé à en découdre !
Le problème, c'est que je ne suis pas très concentré sur l'étroit chemin; je suis bien trop occupé à me demander comment, moi, le mécréant absolu, je vais m'essayer à de telles incantations ! J'en souris, et j'ai tout de même quelques éléments de réponse...
Quand bien même je n'adhère à aucune forme de religion, je reste tout de même sensible à certain phénomènes, et à quelques légendes. Au cours de mes voyages, j'ai écumé la Bretagne, j'ai écumé les boutiques ésotériques, j'ai rencontré quelques ermites, et je me suis laissé prendre au jeu ... J'ai rencontré une vieille dame. Mystérieuse, énigmatique. Elle m'a longtemps testé, pour savoir si j'étais digne d'entendre les précieuses indications dont j'avais besoin.
J'ai du réussir les tests, car elle est allée bien au-delà de mes espoirs. Elle a confirmé mes soupçons, en me donnant les clés de cet endroit, elle m'a tout de même mis en garde. Enfin, avant mon départ, elle m'a donné un petit coffret en bois. Il contenait quatre figurines en bois, primitives. Et sacrées...
Sauf ennui de dernière minute, je serai dans les temps, et je vais pouvoir disposer la dernière des figurines. Je serai même en avance pour rejoindre le point névralgique de cette configuration magique.
Au cours de mes recherches, j'avais trouvé la trace d'une légende. Un quadrilatère de douze kilomètres carré, délimitant un territoire sacré, déterminé par les plus anciens et les plus puissants des druides. Au fil du temps, cette zone est devenue une légende; chaque ancien l'a plus ou moins enjolivée, améliorée ... Mais quelques rares personnes savent vraiment. Et gardent leur secret précieusement.
Je suis vraiment étonné qu'un tel lieu puisse subister, que les pouvoirs qu'il recèle soient toujours aussi puissants. Mais le plus surprenant -et de loin- c'est que moi, je puisse y croire. Que je puisse tenter une telle expérience.
Me voilà arrivé près du dernier point. Il me faut laisser mon Vtt, m'éloigner du sentier et m'enfoncer dans les fougères qui tapissent le sol. J'ai un moment de crainte. Je ne suis pas certain d'arriver à trouver cette dernière pierre, au milieu de cette végétation. Penché en avant, je balaye des deux bras les branches, avant de trouver une pierre. Ce n'est pas la bonne. Je continue, avant d'en trouver une autre. Elle est presque invisible, tant l'emprise de la mousse est importante. Je gratte du mieux que je peux ... Je souris victorieusement. C'est la bonne. Les petits signes sont presque totalement effacés, mais ils sont là. Comme pour les trois autres points, j'enregistre les coordonnées GPS. Et j'installe la quatrième figurine. Il ne se passe rien, c'est prévu. Je reprends la route, plus déterminé que jamais.
Le brouillard se densifie plus encore ... Plus que deux ou trois kilomètres ... Je fends le brouillard, je m'enfonce dans la forêt. Des ronces me griffent les jambent, des branchent me cinglent le visage. Je tiens bon, et haletant, j'arrive dans une petite clairière. J'y suis ...
Je tends l'oreille, et outre les battements de mon coeur affolé, hormis les oiseaux, je n'entends rien.
Je prépare mes affaires; au centre de la clairière, je trace deux cercles sur le sol avec le sel qu'a préparé la vieille dame spécialement pour moi. Entre les deux cercle, j'installe troi galets, la pointe vers le ciel. Il m'a fallu des semaines, pour les trouvers au sein du quadrilatère. Derrière moi, j'entends des branches qui se cassent. Je me redresse et me tourne promptement. C'est elle ... Enfin !
Cela fait des moi que nous n'avons pu nous voir ! Elle est toujours aussi charmante, aussi désarmante ...
Nous voilà intimidés par ces retrouvailles, et nous nous embrassons presque maladroitement. Elle sait ce qui se prépare. Et elle sait également que je ne suis pas fou, ni illuminé. Elle est curieuse de voir ce que cela donnera ...
Je lui tends un papier, et lui demande de choisir un cercle, et d'y prendre place, face aux galets. Je serre très fort dans ma main le papier qui m'est destiné, et je prends place dans le second cercle. Face aux galets.
Nous devons lire en coeur la première incantation. Vu de loin, cela doit nous donner des airs d'acteurs de série B ... Notre lecture terminée, je prends la petite serpe que la vieille dame avait préparé. Nous faisons une petite incision sur notre index droit, et nous déposons une goutte de nos sangs sur le galet de gauche, puis sur celui de droite. Nous lisons la seconde incantation, et ... Rien. Pas un signe, pas un spectre, pas un frémissement d'arbre ...
Serait-ce possible que ce intuition qui me taraude, celle qui me poussa à croire que nous nous connaissons depuis si longtemps pour partager une telle complicité, un tel amour soit fausse ? Je suis dépité, attristé. Pire encore, son regard triste à me voir douter ainsi me plonge dans un désarroi. Elle tend sa main vers moi, je ne peux que la saisir, me ratrapper à tout ce qu'il y a de plus tangible ...
Un étourdissement me happe ... Je la vois un instant flotter dans les airs, avant de me rendre compte que suis moi même à une trentaine de centimètres au-dessus du ciel, comme suspendu à un fil invisible. Puis un halo aux couleurs ambrées traverse le brouillard, la végétation autour de nous semble former une muraille imprenable ...
Nous perdons connaissance ...
Elle est la première à retrouver ses esprits... Elle se penche sur moi, m'appelle ...
Je refais surface péniblement, et la vision que m'est offerte est déroutante. Agenouillée à mes côtés, elle me tient la main et s'enquérit de ma santé ...
Je vais bien ... Mais ...
Tout autour de nous, tout a changé. La végétation est moins dense, les arbes n'ont presque pas de mousse. Mon vtt n'est plus attaché au chêne plusieurs fois centenaire, qui n'est un jeune arbuste naissant. Ma montre n'existe plus. Mes habits non plus. Du moins, pas comme avant. Avant ?
- Monsieur, vous m'avez effrayée ! Que dirait monsieur votre Père s'il apprenait que nous sommes ici, contre sa volonté ? Contre celle de ma famille ?
- Monsieur ?
A bien y réfléchir, sa tenue semble dater ... XIème ... XII ème ?
- Monsieur, il nous faut nous aimer, sinon jamais plus nous ne le pourrons ...
- Mademoiselle ...
Les mots ne viennent pas ... Elle se redresse, et délace lentement son corsage. Les joues rosies par la grave transgression, elle fait glisser sa robe sur l'herbe fraîche. Elle dénoue sa coiffe. Ses cheveux tombent en cascade sur ses épaules, et les pointes viennent masque pudiquement les mamelons dressés ...
Je suis prisonnier. Mon esprit semble ne plus pouvoir commander mon corps ...
- Monsieur ? Je vous imaginait moins mijauré ... Elle saisit le cordon de cuir qui noue ma culotte de velours. Le carré de tissu tombe sur mes cuisses, et sa main se pose avec douceur sur mon sexe érigé ...
Elle s'allonge sur le sol, ouvre ses cuisses, et m'appelle ... Je me penche sur elle ... Je me glisse en elle, contre elle ... La douce chaleur de son intimité me rappelle qui nous sommes; Je l'embrasse tendrement. Ces instants que nous vivons sont précieux, nous le savons. D'instinct. Nous nous aimons, lentement, avec langueur et volupté. Pourtant, nous ne sommes pas tranquilles, pas apaisés. Nous sommes aux aguets. Alors que nos rythmes s'affolent, que nous nous apprêtons à voler notre plaisir, à l'arracher à nos conditions, des cris nous parviennent ...
Trop tard ... la déraison l'emporte, et nous nous laissons emporter dans une jouissance saccadée, vitale ...
Un sifflement. Dans ma bouche, le goût acre de mon sang. Ses cris. Qui me déchirent plus atrocement que la lame qui tourne dans mon dos. Ses larmes ... Ma dernière vision.
- Je vous aime !
Les derniers mots que je peux entendre ... Le noir me hape. Dense et absolu. Un vertige. Un tourbillon.
Je reprends mes esprits, suffoquant, ivre de douleur, écoeuré par le sang encore frais sur ma langue. Elle revient à elle, hurlant son amour et sa douleur.
Nos larmes se rejoignent, le bonheur d'être à nouveau ensemble, réunis à défaut d'être unis. Dans mes bras, elle sanglote doucement. elle me serre si fort.
Nous ne ferons pas l'amour. Pas aujourd'hui. Pas en ce lieu.
Presque remis de nos émotions, nous reprenons nos chemins. Pas tout à fait opposés. Des chemins qui se croisent, s'éloignent et se joignent ...
Ainsi vont nos vies.
26 mars 2008
Mercredi !
Le jour des enfants... Et je ne suis rien d'autre qu'un grand enfant ! Alors, je l'attends, comme tous les mercredis après-midi.
Des fois elle vient. Des fois non ...
Alors comme pour être sûr de ne pas jouer en ma défaveur, j'attends bien sagement; convaincu qu'elle saura me montrer toute la satisfaction qu'elle a de me voir tout dévoué à la cause de ces demi-journées pas tout à fait comme les autres.
Un vrai môme, je vous dis ... Dès que j'entends des pas dans l'escalier, je cours à pas de loup vers la porte d'entrée, attendant victorieusement le bruit de ses doigts qui frappent la porte ...
Des fois elle frappe. Des fois non ...
Un vilain garnement je suis ... Quand je sais qu'elle risque de ne pas pouvoir venir, alors je joue toutes les cartes possibles. La séduction, la tentation, l'évocation des images qui nous chavirent en choeur ...
Au risque d'être honteusement déloyal, je la provoque, je la tente, je la soudoie ... Cela l'amuse, parfois même, cela la touche, l'émeut ...
Des fois elle craque. Des fois non ...
Un terrible enfant gâté je demeure ... Il arrive qu'elle soit empêchée, qu'elle croule sous une montagne de travail, ou tout simplement qu'elle préfère profiter de quelques instants de calme confortablement et douilletement installée ...
Alors quand les empêchements nous rendent la tâche trop dure, je vais à sa rencontre, bien obligé d'avouer mon manque totalement déraisonnable d'elle ... Elle devine alors un moyen de joindre l'utile à l'agréable; elle me fait parvenir des petits instantanés d'elle.
Le mercredi ... Un joli prétexte pour un vilain garçon comme moi, qui tranformerait tous les jours en jour des enfants !
29 février 2008
Rêve, Seconde Partie.
Tout au long de ce vendredi, j'ai ressenti cette épouvantable frustration, harcelé par cette étrange voix intérieure qui peste et rage ...
Pour un peu, j'aurais bien revêtu un costume de Caliméro, pour crier au monde que tout cela est vraiment trop injuste. Alors pour essayer de faire face, dès que je le pouvais, je tentais de refermer les yeux, ne fut-ce que quelques secondes. Histoire de prendre une bouffée d'air de cet autre monde. Parfois, j'ai pu retrouver la goût sa peau sur mes lèvres; le parfum de ses cheveux ou encore la chaleur de son corps qui irradiait le mien.
Ma mémoire auditive s'active, pour laisser sa voix me draper de sa douceur suave ...
Hélas, cela ne fait que renforcer la frustration et le désir ... Aussi, venue l'heure de dormir, j'ai fait des efforts de concentration, pour ne penser qu'à Elle, à nous. Je me suis glissé dans une petite bulle, qui, je l'espérais, allait m'emmener directement au coeur de notre jardin secret ...
Enfin, après toute une journée de purgatoire, je l'ai retrouvée, dans ce rêve. Bien sûr, ce n'était pas la suite immédiate d'après mon réveil, mais tout était là, comme la nuit précédente. Précieux coktail composé de sentiments, d'une attirance irrépressible et d'une nécessité charnelle absolue et impérieuse.
Cette fois-ci, j'étais assis sur une chaise, confortablement installé, la regardant se mouvoir, m'émouvoir ... Elle me rend dingue, je ne sais pas comment elle s'y prend ! Une espèce d'alchimie captive mes pupilles et fait bouillir mes hormones. Quant à mon coeur, il bat systématiquement à tout rompre !
C'est très étrange, de la voir arriver vers moi, se mettre à califourchon sur mes jambes et s'asseoir lentement, ses yeux dans les miens ... Puis, lorsque ses lèvres ont effleuré les miennes, le silence s'est imposé, installé. Il n' y avait plus dans ma tête que mes pulsations que je savais illusoire de vouloir contenir... Les pulsations, mais aussi le ressenti d'une chaleur intense, vive. Désormais assise sur moi, elle ondulait lentement sur ma cuisse, caresse voluptueuse et terriblement efficace !
Tandis que sa bouche me prodigait mille baisers, tandis que sa langue s'amusait à danser lascivement entre mes lèvres, je devinais son sexe s'offrir. Ma peau percevait la tendre humidité de son sexe ... Mes mains sur ses hanches, elle se soulève avec douceur, pour se laisser glisser avec tendresse sur mon sexe dressé ...
Combien de temps est-ce que cela a duré ? Jamais, on ne m'avait l'amour de cette façon. J'ai souvenir du plaisir fulgurant, presque maîtrisé; des soupirs devenus bruyants, des mots qui avouent le plaisir. Des baisers qui accompagnent, appaisent ... J'ai le souvenir d'un de mes baisers flattant un téton érigé ...
Et puis ...
Un retour à la réalité, en douceur ... Un réveil qui ouvre une nouvelle journée, une merveilleuse journée !
27 février 2008
Rêve, Première Partie.
C'était dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. J'ai rêvé d'Elle.
Elle, de MesRêvesd'Elle... Elle, Subordonnée... Elle, mon Ange ...
Je rêve souvent d'elle, rarement de la même façon. C'est parfois simplement poétique, c'est fréquemment "osé", et c'est à chaque fois très touchant. Mais cette nuit là, il y avait un degré de réalisme bouleversant. tout était d'un réalisme à couper le souffle, d'un naturel désarmant. Les choses étaient ainsi, car elles devaient simplement l'être.
Tout a commencé alors que j'étais assis devant mon pc. Je n'ai aucune idée de ce que j'étais en train de faire. J'ai vu une fenêtre s'ouvrir sur l'écran; une invitation à une webcam. Son invitation ... Comment résister ? Je n'en n'avais d'ailleurs ni la force, ni l'envie. Mon désir, était de succomber à cette tentation.
Un petit clic de souris allait nous rapprocher ! Bon sang, le temps que la fenêtre s'affiche me semble une éternité, mon coeur s'emballe et je me sens devenir fébrile.
Enfin, la voilà ! Les derniers pixels se rafraichissent, l'image devient plus nette. Je l'aperçois en vue plongeante. Elle est debout, nue, souriante, malicieuse ... Cette vision me percute, me chavire; je suis chamboulé, ému ... La caméra tourne au-desus d'elle, dévoilant ses longs cheveux en cascade dans son dos, ses formes généreuses et ennivrantes.
On dirait qu'elle dirige l'objectif, par le biais de mes pensées, comme si elle anticipait mes désirs et malices.
Sa voix me parvient enfin.
- tu es prêt ?
- Oh oui, prêt !
D'aussi loin que je me souvienne, je n'ai pas souvenir d'une réponse aussi franchement affirmée et enjouée ...
La merveilleuse technologie rendue possible par ce rêve me précipite alors tout contre elle. Ce n'est pas une vulgaire simulation, ni une image virtuelle. Non. Je suis bien avec elle, de l'autre côté. Tout contre elle ...
J'en ai alors profité, pour m'ennivrer de son parfum, pour jouir du plaisir intense du contact de sa peau sous mes doigts. Elle est dans mes bras, me fait face, sourit, puis se retourne ... Ses fesses plaquées contre moi, ma bouche vient se lover naturellement dans son cou, avant de divaguer lentement sur sa nuque.
Je me souviens encore du ressenti, du grain de sa peau, de son parfum; du contact de ses cheveux contre mon torse, de quelques boucles rebelles sur ma joue ...
Et puis ses mains se saisissent des miennes ... Tandis que je goûtais sa peau, elle les posa sur ses hanches, avant d'entammer une longue et exquise promenade sur son corps ... Nous avons dérivé ensemble sur son ventre, puis sur ses hanches. J'étais dans un état merveilleux, je ressentais cette fusion, ce désir, cette envie d'en découdre, autant que de faire durer l'instant présent.
Nous dérivions encore, frôlant le galbe de ses seins, alors que ses fesses ondulaient imperceptiblement contre moi. Sa voix ... résonnait dans ma tête, dans tout mon corps; nos souffles se faisaient moins maîtrisés, nos gestes devenaient plus impétueux ...
Ses mains ont laissé les miennes sous le galbe de ses seins ... Nouvelle glissade, tendre dérive ... mes mains ouvertes se sont tendrement refermées sur les rondeurs merveilleuses de ses seins.
Notre soupir, commun, bruyant, et nos corps qui se pressent, prennent le dessus sur notre volonté ...
Et puis ....
Ce foutu réveil qui sonne ...
Me voilà réveillé, de mauvaise humeur et terriblement frustré; désapointé, même, par cette "réalité" envolée...
03 janvier 2008
L'Ange Exquis ...
La vie réserve parfois de bien jolies surprises; peu importe qui nous sommes, nous pouvons parfois jouir d'instants privilégiés, qui sont étroitement liés à notre nature, notre caractère, nos désirs.
Que ce plaisir, soit intense ou simplement délicieux, qu'il soit profond ou superficiel, peu importe. Il suffit juste de savoir le saisir, pour en faire un moment bien particulier; savoir en tirer toute son essence, pour qu'elle puisse se distiller en nous lentement; ainsi diffusé, le plaisir pourra alors nous permettre d'affronter à nouveau les frimas, la pluie, le boulot, les ennuis ...
Ici, de mon côté de l'écran, la surprise est venue d'Elle, il y a quelques jours. La magie de ces surprises, c'est que personne ne sait vraiment comment elles naissent. Elles existent, se manifestent ... Elles sont !
Allongée sur le lit, elle semblait d'humeur joueuse, mais à la différence des autres jours, ou des autres jeux, elle incarnait l'invitation, elle provoquait les caresses; langoureuse et espiègle. Lascive et provocante juste ce qu'il faut ...
Sur le dos, la tête et les épaules câlées confortablement sur les épais oreillers. Sous ses tendres ondulations, sa nuisette remontait lentement sur le haut de ses jambes, dévoilant d'une émouvante impudeur son intimité toujours bouleversante.
J'ai cru qu'elle allait me demander quelque chose, mais seul un étrange soupir est sorti de sa bouche, tandis que de son index gauche elle jouait à souligner les galbes d'un sein, tandis que la pulpe de son second index mettait à la torture son téton droit, dardé sous la soie...
Sa bouche esquissait un sourire, son regard affirmait un désir, son corps exprimait une demande. Comment ne pas fondre ? Comment ne pas saisir au vol cette jolie surprise ? Profiter de l'instant ...
Me déshabiller lentement, et la rejoindre, tout en prenant soin de maîtriser les gestes, comme pour ne pas effrayer le petit animal sauvage; me frayer un chemin, un passage ... Ouvrir ses jambes ... Les caresser tendrement, faire comprendre que le message est passé. Approcher juste ce qu'il faut; laisser mon souffle marquer le territoire de nos jeux à venir. Puis user de ma bouche comme une offrande à cette divinité lascivement étendue...
Un baiser ... Fatal, et fatalement unique. Il pourrait appaiser en d'autres lieux. Ici, il ne fait qu'attiser ... Sa main trouve la mienne sur la peau brûlante de sa cuisse; ses doigts cherchent les miens ... Approbation implicite.
Nul besoin de mots; nous savons exactement, tous les deux, ce qu'il en est. L'issue des instants à venir est déjà connue. Son plaisir, sa jouissance ... Pour ma part, ce baiser m'ennivre déjà; pourtant, ma bouche effleure à peine la peau dénudée; ma langue à peine dardée lisse d'une pointe presque timide l'objet de toute notre attention.
Un soupir se transforme en un souffle. J'entrouvre mes lèvres, et dans une douceur volontairement affichée, j'esquisse un baiser aux saveurs divines; la pulpe de mes lèvres ouvre tendrement les siennes.
De félins, nous devenons fauves ...
Combien de temps cela peut-il durer ? Je n'en ai aucune idée; le temps a lâché prise. Seule la fusion de nos esprits importe. Nous partageons tout. Elle est moi. Je suis elle. Nous vivons et ressentons l'autre; nous savons les flots impétueux qui nous submergent. Sa voix me guide, ses soupirs m'invitent, et sa main dans mes cheveux signale l'issue toute proche.
Elle est toute abandonnée à ma bouche, à mes caresses. Son corps ondule, ma main caresse un sein, joue avec un mamelon qui durcit à l'envie ... Je suis tout acquis à sa cause, à son plaisir. J'ai conscience du caractère unique de ce "don d'Elle" ...
Le plaisir la submerge, m'émeut, la bouleverse, me touche ... Mes baisers deviennent plus doux, mes lèvres se font plus tendres, ma langue se veut apaisante ... Son corps se détend, nous nous relâchons, je la bois avec tendresse, et je me laisse ennivrer ... Sa main dans mes cheveux guide mes derniers gestes ... Ultimes soubresauts d'un plaisir sans limites.
Elle me tire à elle ... Nous nous enlaçons ...
Mon ange, je t'aime ...
14 novembre 2007
Lamentable ...
On m'a fait remarquer à plusieurs reprises que j'étais un vil tentateur ...
Ce que je suis bien obligé de reconnaître, de confesser ...
Oui, moi, mécréant supprême, j'adôre aller à Con-Fesse ...
Voilà, cette dernière phrase explique le titre de cet article; à ma ... décharge ... je me suis levé très très tôt ce matin !
10 novembre 2007
Craquer l'allumette ...

09 novembre 2007
Suis-je donc vilain !
Elle était en retard ... Et moi, en congés. Il n'en fallait pas plus, pour profiter de la situation ! Dans l'entrée, alors qu'elle était en train de se chausser, je la regardais, avec mon petit sourire en coin. Celui qui exprime sans retenue mes pensées; celui qui ne laisse aucun doute quant à mes intentions.
Elle fait mine de ne rien voir, de rester neutre ... Cela m'amuse.
- Tu ne voudrais tout de même pas partir et me laisser comme ça ?
- Arrête, je suis déjà à la bourre !
- Vraiment, tu as tort ... Je suis vraiment dans un drôle d'état ... J'ai rêvé de ton cul toute la nuit !
- Je ... !!!
- Tu ... ???
- Déloyal. Tu es déloyal ! Je devrais déjà être dans la voiture ...
Elle se glisse dans son épais manteau. Je m'approche d'elle. J'attrape le petit numérique sur la console.
- Allez, un beau geste, fais-moi un sourire avant de partir ...
- Non, pas le temps !
- Alleeeeeez .... Un sourire et tu pars !
- Bon , ok. Là, ça te va ? Je peux y aller ?
- Ben ton sourire, il fait forcé ... Tu n'as pas mieux à proposer ?
- Mieux ?
- Mieux ! Je sais pas moi ... plus ... moins ....
Elle soupire, résignée et amusée par mon caprice de gosse.
- Ok, mais après je file !
Prestement, elle soulève son petit pull, et dévoile ses seins. J'appuie aussitôt sur le déclencheur. Mais voilà, il y a un problème. La photo est réussie; malgré la lumière artificielle, le flou du mouvement est saisi; le galbe de ses seins est souligné à merveille ... Elle est parfaite ! Et moi ... ben je suis ... ému .

Mon boxer enfilé à la hâte peine à masquer la vive émotion qui m'emporte. Les rêves au contenu diaboliquement explicite ressurgissent, et se mêlent étrangement à la réalité.
- J'ai envie de toi ... Maintenant, sans retenue ...
Elle me regarde, soupire ...
- Tu es infernal. Infernal et déloyal ! Tu me rends dingue ... Et ça me rend dingue ... Je suis folle, et faible ... Viens ...
Elle se retourne, fait face à la porte d'entrée; elle défait son pantalon, le fait glisser sur ses chevilles. Elle écarte sa culotte noire ... Je m'approche à grand pas et me défais de mon boxer ...
J'aime la voir prendre appui sur la porte; très vite, je me glisse en elle; même si je suis déloyal, je n'en suis pas moins le seul à être terriblement excité ... Tandis que nous ondulons en rythme, nous entendons des voisins qui passent devant la porte. Je tâche de me contenir, et elle se mord la lèvre pour assourdir ses soupirs. Puis elle glisse une main entre ses jambes, se caresse rapidement, effleurant au passage mon sexe qui va et vient lentement, avec amplitude.
Nous sommes tous les deux surpris par nos râles, nos cris en jouissant si vite, et si fort ! Nous restons ainsi quelques instants encore; puis elle me laisse, se réajuste, m'embrasse vite sur la joue et file en soupirant ...
- Je suis carrément en retard !
La porte se referme. Je me fais couler un petit café. Le téléphone sonne ...
- Mon cher rédacteur, je suis au volant, et je vous sens encore brûlant, entre mes cuisses. Ma culotte, qui porte nos traces, me rappelle à chaque mouvement nos ébats ... Alors s'il vous plaît, à mon retour, soyez -honteusement déloyal !
- Ma chère Subordonnée, je vais alors réfléchir à ce qu'il est possible de faire !
Elle raccroche aussitôt ...
A moi, désormais, de faire travailler mon imagination !
31 octobre 2007
A sa façon, et puis ...
Viens ... Laisse-toi faire, laisse-moi faire ...
Je ne peux que me laisser faire; sa voix, son sourire, ses yeux malicieux ! Il suffit parfois de peu pour instaurer une atmosphère particulière, un petit je ne sais quoi capable de bouleverser le quotidien. Elle a décidé de me le prouver, et de la plus belle des manières : à sa façon !
Elle laisse ses yeux plantés dans les miens, tandis qu'elle mordille sa lèvre. Je sais déjà qu'il est inutile de résister. Je n'y avais même pas pensé. Lentement, elle fait glisser ses doigts sur moi, joue avec les boutons de ma chemise. Un à un, ils se défont sous l'habileté très féminine de ses mains. Je ferme un instant les yeux, me réjouissant à l'avance du moment à venir. Elle fait glisser la chemise, se penchant légèrement en avant, laissant son souffle glisser sur moi, laissant ses lèvres s'approcher de ma peau, à m'en faire frissonner, à me faire espérer ...
Et puis ...
Elle s'agenouille, défait ma ceinture d'un geste prompt, avant de jouer avec les boutons de mon pantalon. Elle ne peut ignorer le trouble né de la situation. Si ce n'est un regard plus malicieux encore, elle n'en montre rien. Enfin, elle écarte les pans du tissu, et fait tomber le pantalon sur mes chevilles.
Et puis ...
Elle mordille sa lèvre dans un sourire, constatant le tissu de mon boxer noir tendu; le tissu moderne épouse à merveille les formes, et dévoile presque pudiquement l'érection dont je suis la proie. très vite, elle se redresse, et me pousse en arrière. Je tombe sur le lit; et sans me laisser le temps de quelque réaction que ce soit, elle saisit la ceinture du boxer, et le tire vigoureusement sur mes chevilles, avant de le jeter dans les airs.
Et puis ...
Mon sexe jaillit, dressé et gourmand. Elle s'approche de moi, m'effleure de sa bouche, avant de se dévêtir lentement. agenouillée sur mes jambes, elle me dévoile ses courbes qui m'affolent tellement. Je tends mes bras vers elle pour la saisir, mais elle m'en empêche, et les repose délicatement le long de mon corps.
Je vais te montrer autre chose, te faire vivre une nouvelle expérience ...
Elle drape ses mots d'un délicieux mystère, ce qui me précipite dans une envie d'elle insoutenable. Elle se redresse un peu, écarte mes jambes et les replie. Puis elle me tourne le dos, et vient à califourchon sur moi, ses cuisses encadrant ma cuisse droite. Elle enveloppe doucement mon sexe de ses doigts, et le guide lentement en elle.
La pénétration est lente, merveilleuse et intense. Emouvante. Elle ajuste lentement sa position redresse un peu ma jambe. Je réalise alors les instants d'absolue sensualité que nous allons vivre ... En coulissant lentement sur mon sexe, elle se caresse sur ma cuisse, une troublante masturbation dont je suis le complice heureux et ému ... Je ne bouge pas, je ne fais rien, sinon la regarder onduler en gestes lents et précis, appréciant ô combien la vue de ses fesses aux rondeurs résolument affolantes ...
Je sens son plaisir irradier, je sens son sexe couler sur ma peau, ajoutant encore à la folie sensorielle de la situation.
Et puis ...
Elle saisit mes mains, les pose sur ses hanches. Je comprends qu'il me faut simplement accompagner ses mouvements, participation passive à cette danse que bien des hommes voudraient sûrement connaître. Parfois ses mains s'échappent vers ses seins, dont elle caresse les galbes, avant d'effleurer les aréoles durcies et éprouvées par le plaisir.
Cette position me permet de résister plus aisément au désir, elle contrôle les mouvements d'une main de velours.
Et puis ...
Elle se penche à peine plus en avant; je sens la pression de son sexe s'accentuer sur ma peau. Ses ondulations se font plus vives, plus amples ... Sa tête tombe en arrière, ses cheveux viennent flotter sur le creux de ses reins. Ses fesses vont et viennent avec plus de vigueur, le rythme se fait plus soutenu et reste ainsi de longues secondes.
Et puis ...
La jouissance survient brusquement. Son intensité me surprend. Tout comme ma propre jouissance, visiblement stimulée et décuplée par la vision de son corps en proie au plaisir, de la chaleur qu'elle me prodigue. Sa voix me parvient, à la fois chaude et lointaine. Ses soupirs sont autant de pulsations qui accompagnent nos spasmes.
Et puis ...
La regarder reprendre ses esprits, se caresser doucement, lentement; la voir glisser doucement la main sur son sexe, comme pour apprivoiser le plaisir, dompter les frissons qui se répandent en elle en vagues incessantes. La voir se soulever délicatement, s'alonger tout contre moi, et m'embrasser avec une tendresse chavirante. Laisser ses lèvres s'emparer des miennes, avant de me murmurer ces mots qui font que la vie est si belle ...
Je t'aime ...
Laisser le sommeil nous gagner; nous réfugier dans la chaleur enveloppante de la couette, et songer à la richesse de cette expérience; un cadeau, à jamais unique et inestimable. Ce don d'elle ...
20 octobre 2007
Des mots ...
Et si ce soir, je partageais avec vous quelques impressions ? hmmm ?
Je me demandais s'il ne vous était jamais arrivé de vous laisser prendre au piège de vos songes ? Vous savez, quand parfois la réalité et le rêve fusionnent intimement ... Avec le sentiment confus de plus trop savoir de quel côté vous vous situez.
Comme chaque jour, je pense à elle. Mais cette fois-ci, c'est un peu plus intense, beaucoup plus intime. Le besoin de partager plus encore, de partager jusqu'à nos racines; tout ce qui fait nos joies ou nos peines. Tout ce qui peut permettre la compréhension de ce qui fait que nous sommes ainsi.
Alors, les images me submergent, et les mots se bousculent. Bien sûr, le contact charnel se fait cruellement ressentir, même s'il permet paradoxalement d'entretenir un désir brut et absolu. Avoir toutjours le sentiment très schyzophrène d'hésiter entre le sensuel et le sexuel, avant de conclure irrémédiablement que les deux sont indissociables.
Quand dans mes songes nos retrouvailles sont tendres et appaisées, elles finissent toujours par être sexuellement incorrectes, honteusement libertines et délicieusement libérées. Mais si elles commencent par être débridées, répondant à l'urgence physique du manque de l'autre, alors elle finissent obligatoirement par des gestes d'une infinie tendresse, exprimant par des gestes presques prudes et maladroits tout ce qu'il nous brûle d'exprimer.
Je pourrais alors parler de tourmente, bien que nous soyions consentents et volontaires. Parce que notre situation répond à manque. C'est un choix compliqué, pas facile à assumer au quotidien, mais dont le secret enrichit nos pensées, nos souffles.
Il est bien naïf de penser que nous sommes les seuls dans cette situation; il serait plus raisonnable de dire que nous vivons une énième variations d'un thème vieux comme le monde ... Certains en seraient malheureux comme les pierres, d'autres quitteraient tout pour cet absolu. Nous, nous avons fait le choix de le vivre différement, un peu "à part".
Cela donne parfois des situations vraiment étranges, parfois déplacées, souvent exquises, toujours précieuses. Imaginer la croiser dans la rue, entrer dans une parfumerie et y trouver le flacon qui drape son essence ...
Passer devant une boutique de lingerie, et devant les jambes gainées de soie du manequin, revoir ses jambes à elle, divine surprise ... Ou encore, au hasard des rencontres, entendre une voix tellement proche de la sienne que le coeur s'emballe à tout rompre ! Et que dire, lorsque je retrouve ma région d'origine, et que le besoin viscéral de lui faire découvrir ces paysages et ces recettes constituent une sorte de paradis sur terre ...
Et puis, quand je m'endors ... Des mots me viennent à l'esprit, toujours assortis d'images au réalisme époustouflant. Et toujours cette lutte, ou pour être tout à fait honnête, cet accord subtil, entre le sexe et la sensualité; la tendresse et l'abandon absolu.
Il me plaît alors d'imaginer les situations dont je sais qu'elles nous combleraient, pour des milliers de bonnes raisons. L'envie brûlante de provoquer les choses, la provoquer directement.
"Te souviens-tu, des tes mots ? Du désir de possession ?" ... Cette phrase ... Mes voilà qui chavire, je me retrouverais alors pris à mon propre piège !
Quand bien même tout cela pourrait sembler vain, résonner comme un combat déloyal, cela mérite toute notre attention, tout notre coeur, toute notre âme. C'est un trésor inestimable. Aimer, et se savoir être aimé. Avoir la chance de partager sa vie, ses espoirs, ses craintes, ses joies et ses projets heureux ... Mais alors, quelle douleur, d'être condamné à l'impuissance en cas de malheur, de chagrin ...
Nous vivons du concentré de vie. Tout y est plus dense, plus intense...
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