14 mai 2008
Un Pari - 2
Abandonner ? D'ordinaire, ce mot suffirait à la précipiter dans la gueule du loup. Mais dans ce cas précis, Anne est bien obligée de se rendre à l'évidence: elle hésite. Visiblement, tous ces gens autour d'elle savent qu'elle sera l'attraction de la soirée. Tous, en passant, ont pu voir que le podium avait été réservé pour elle.
D'une main, elle attrape la flûte de champagne. De l'autre, elle tient bien en évidence le mot écrit par son amant. Anne, aussi affranchie soit-elle, ne peut ainsi se dévoiler, s'exhiber de la sorte. Et en plus, se mettre en position de "subir" ... Ses joues s'enflamment brusquement quand elle réalise qu'elle ne porte rien sous sa robe. Après tout, il avait parlé de la robe et des chaussures. De rien d'autre. Cela l'avait émoustillée sur le moment, de se savoir nue sous ses vêtements; elle avait trouvé cette sensation agréable, la brise légère qui vient caresser sa peau. Elle avait imaginé cette jolie surprise pour lui.
Anne ne savait plus quoi penser. Tenir son pari, et s'exposer ainsi, nue, à ces yeux avides ? Renoncer, et s'exposer aux sarcasmes de son amant, bien trop content de la voir cèder ? Anne avale d'un trait le champagne, et jette le papier sur la table. Elle s'élance et monte sur le podium.
Si elle ne peut s'empêcher de regarder autour d'elle, Anne regrette vivement cette curiosité. Aussi soudainement qu'elle ne s'est levée, les regards se tournent vers elle. Tous, sans exception. Mais arrivée au centre de cette scène qui allait la dévoiler aussi impudiquement, Anne se rend compte que la lumière est relativement tamisée; elle mise alors tous ses espoirs dans cette faible lumière pour masquer autant que possible son intimité.
Elle retrousse sa robe au dessus de ses genoux, et s'agenouille. Puis elle masque ses yeux avec son bandeau, et prend position. Alors qu'elle est à demi prosternée, elle retrousse plus encore sa robe, dont le bas vient recouvrir sa tête. Puis Anne adopte sa position telle qu'elle était décrite sur le papier. Le flot des émotions manque de la faire chavirer.
Une gêne qu'elle ne se connaissait pas. Anne devait en outre se résigner à ressentir une certaine excitation, ainsi que de la colère, contre elle et son foutu caractère, qui la plonge toujours dans des situations inextricables. Elle est toutefois heureuse d'être ainsi cachée sous sa robe, fragile et illusoire rempart.
Une nouvelle surprise ... Le podium se met à tourner. Lentement. Anne réalise alors qu'elle est devenue un objet, que l'on expose sous tous les angles, avant de le choisir, ou avant ... de le consommer. Tous ses repères s'estompent. Elle aimerait savoir qui désormais peut voir ses fesses exposées, ou ses mains tremblantes sur le sol du podium. Mais Anne en est incapable. Une seule certitude. La rotation est lente...
Anne sent ses muscles se raidir. La position est inconfortable. Elle voudrait se redresser, s'étirer ... Une petite sonnerie résonne, la tire de ses pensées. Le podium s'immobilise. Anne imagine alors que le pari est terminé, son amant est là, et il va la féliciter. En revanche, lui, devra faire fort pour ce pari perdu !!!
Hélas, il n'en est rien. Elle sent un contact juste au-dessus de ses fesses. Un doigt qui dessine des signes. Et qui s'aventure sur sa fesse gauche. Sa peau frissonne, Anne retient son souffle. Une crainte, presque un début de panique. Mais la main se pose de tout son plat, rejointe bientôt par une seconde main, sur l'autre fesse. Les gestes sont doux, tendres. Les doigts sont fins, le toucher délicat. Elle suppose que c'est une femme qui est auprès d'elle.
Très vite, une démain s'égare sur l'une de ses cuisses, puis remonte en arabesques jusqu'à l'orée de son sexe. Un frisson, violent, profond, s'empare d'elle. Anne ne peut s'empêcher de frémir tandis qu'un des doigts vient effleurer son sexe, longeant lentement l'intimité offerte jusqu'à aller se perdre sur le clitoris qu'Anne espérait insensible.
En vain. Ce contact électrique la fit soupirer doucement. Elle n'était pas sûre que cette femme l'avait entendue. En revanche, elle ne pouvait que constater l'efficacité de ses caresses ! Un doigt se présente alors entre les lèvres de son sexe. Une petite poussée, légère, presque imperceptible, et voilà Anne en proie à la honte de céder avec tant de facilité. Tant de simplicité. Le doigt la quitte, empreint de la preuve humide qu'elle n'est pas indifférente, et encore moins insensible. La jeune femme se penche, et lui murmure un "Merci" à l'oreille, avant de la quitter.
Le podium reprend sa ronde ...
Un Pari
Anne est une femme moderne. Vive, piquante ... Elevée au milieu de quatre frères, elle n'a pas froid aux yeux. D'un caractère affirmé et bien trempé, elle relève tous les défis. Cela lui a valu parfois des soucis, quelques fois même, des blessures. Ses frères savent qu'elle n'a rien à prouver. Ses amis savent qu'il ne faut pas la chercher.
Au coeur de la nuit, paumés dans un hôtel dans le sud-ouest, anne et son amant ne parviennent pas à dormir. Ils ont chaud. Ils sont crevés. Ils ont autant envie de tendres câlin que de baiser franco. De fait, ils n'arrivent à rien. Alors ils zappent les programmes nocturnes, commentant ironiquement la richesse de la programmation télévisuelle.
Jusqu'à ce que ...
Ils tombent sur un film. Plutôt osé. Voire "XXX". Ils sourient, se moquent des clichés. Du jeu très surjoué des acteurs. Des cris de jouissance très répétitifs et finalement lassant des actrices. Des moues presques comiques qu'ils font avec leurs bouches. Pris dans un fou-rire, ils regardent hilares la scène finale, où les filles reçoivent les jets copieux de semence, juste avant le générique de fin.
Après quelques pages de pub, genre "je suis Pamella, appelle-moi pour jouir vite au 08xx.xx.xx.xx", un nouveau film commence. Ou plutôt, un reportage. Ou pour être encore plus précis, un docu-fiction.
Une femme épanouïe, explique sa soumission. En décrypte les rouages. En direct, elle commente un sms de son maître, qui lui donne les instructions pour la soirée à venir... Elle lit à haute voix "Là, au centre de cette pièce, vous attendrez, les yeux bandés, agenouillée. Les cuisses écartées comme l'exige votre rang. Vous serez nue et offerte aux yeux de tous. Et toutes. En attendant mon arrivée, d'autres pourrons vous approchez, vous essayer. Vous serez donc docile..."
Ils regardent et écoutent, presque religieusement. Surpris qu'une personne puisse se soumettre de la sorte à une autre. Cela les effraie un peu, tout comme cela les émoustille.
- ça, je sais, tu ne ferais pas !
- non probablement pas !
- une faille dans la forteresse ?
- non. C'est juste que ...
- tu ne le ferais pas ! c'est sûr !
- tu en es si sûr ? On Parie ?
- Tenu !
Ils s'endorment l'un contre l'autre devant la télévision. Anne avait oublié depuis longtemps ce pari. Pas son amant.
Elle rentre du travail. Sur la table du salon, trône un papier. L'écriture y est soignée. Il s'est appliqué.
"L'heure est venue. Tu opteras pour ta robe noire. Tu prendras le bandeau de nos jeux. Tu mettras les escarpins noirs avec les deux brides sur la cheville. Tu te rendras au "Sofia's Lounge" pour 21h. Une table te sera réservée. Tu y trouveras de nouvelles instructions. "
"Nota-Bene : Tu tiens toujours ton pari ?"
La voilà agacée, piquée au vif. Elle sait très bien que ses provocations n'ont d'autres but que de la précipiter dans ce pari. Parce qu'il sait qu'elle ne cèdera pas.
En pénétrant dans l'atmosphère feutrée du Sofia's Lounge, Anne ressent déjà une première surprise. Puis une petite frayeur. Pas encore en regret. Mais elle ne peut que constater que son caractère entier la perdra. L'hôtesse écarte un lourd rideau de velours chiocolat. Derrière, un petit escalier en colimaçon mène à une mezzanine.
Arrivée en haut, Anne sursaute. Les tables sont dressées dans de petites alcoves, tout autour d'un petit podium. Aux tables, différents couples témoignent publiquement leur affection. A sa droite, Anne voit un couple s'embrasser langoureusement, tandis la jeune femme serre dans ses doigts la verge tendue de son homme. Ils sont assis et personne ne fait attention à eux. Un peu plus loin, à sa gauche, agenouillé sur le sol, un homme goûte voluptueusement le sexe de sa compagne, qui soupire doucement, tandis qu'elle se mordille la lèvre en la fixant.
Anne sent ses joues rosir, et l'hôtesse l'invite à la suivre. Elle l'installe dans une des petites alcôves libres. Enfin assise, Anne est gagnée par un étrange sentiment de malaise quand tous les convives autour du podium cessent leurs activités pour la scruter. Une femme brune la regarde avec un sourire envieux. Un homme grisonnant la déshabille du regard. Elle se râcle un peu la gorge pour se donner une consistance, puis saisit l'enveloppe, avant de regarder presque machinalement le petit carton qui indique que le table est réservée. Son malaise grandit encore plus, quand elle lit sous la mention "Réservée", "Avec Podium" ...
L'hôtesse lui apporte une flûte de champagne.
- Merci mademoiselle ... Pourriez-vous me renseigner ? au sujet du podium ? ...
-Je crois que les explications sont dans l'enveloppe. Mais tout le monde est ravi de vous voir. Vous aurez un vrai succès !
Anne déglutit avec difficulté. Elle commence à douter du bienfondé de son pari, et après tout, perdre, pour une fois, ne serait pas si terrible ... Elle ouvre l'enveloppe. Les mots achèvent de l'inquiéter.
"Après avoir bu ta coupe de champagne, tu iras sur le podium. Tu y seras agenouillées, cuisses écartées. Tu mettras alors le bandeau sur les yeux. Enfin, tu retrousseras ta robe, et tu te prosterneras. Ton visage devras rester sous ta robe retroussée. Tu ne bougeras pas. Sans que tu y sois explicitement invitée. Tes seins effleureront le sol. Tes bras tendus en avant, tes paumes seront à plat sur le sol. Tu devras être cambrée, tes fesses bien en l'air. Seul mon signal pourra te libérer des ces liens virtuels. A toi de jouer. Tu peux encore abandonner."
19 mars 2008
Une re-lecture originale ... Fin
Je me laisse aller; je me tends; l'envie de m'offrir est aussi grande que la honte de cette position ! Il commence à me rendre folle, je me surprends à gémir. Depuis quand ais-je été lascive à ce point ? Je ne m'en souviens pas.
Je lui demande de continuer, de ne pas me laisser ... Il me demande de prendre le livre qu'il avait choisi, de l'ouvrir au chapitre 3, et de commencer la lecture, à haute voix.
"Il avait balayé la table du bras, avant de me soulever et de m'y asseoir."
Je comprends désormais la scène ... Mes joues ne cessent de brûler, mon ventre implore son sexe ...
- Continuez, n'arrêtez pas, ça va devenir interessant !
Je reprends ma lecture, tandis qu'il se déshabille tranquilement ...
"Il m'allonge brutalement et me tire à lui; depuis le temps que nous échangions fantasmes et provocations, le désir n'avait fait que croître. Souvent frustré, toujours contrarié. Aujourd'hui, le plaisir, notre plaisir, est enfin à notre portée."
Il pose ses mains sur ma taille, et s'enfonce en moi jusqu'à la garde ... Il continue exactement la scène telle que je peux la lire en silence ...
- Allons, continuez !
"Ses assauts sont amples et vifs; j'écarte mes bras pour tenter de me raccrocher à quelque chose. Mes mains ne trouvent que les rebords de cette table, que je saisis fermement. L'image que j'ai de moi achève de décupler mon désir; ouverte, prise avec fougue et crucifiée sur la table de mon salon...
Il se penche, sa bouche attrape l'un de mes tétons. Il le lèche et l'aspire avec force et gourmandise, avant de venir goûter ma bouche. Il m'embrasse goulument, sa langue me prend, me pénètre ...
Cet homme, mon patron, me baise... Je deviens folle, je cris, gémis, me cambre ... J'avance sur sa queue, je vais à sa rencontre, je veux être possédée ...
Il se redresse, pose sa main sur mon ventre et se retire; il joue de ses doigts sur mon sexe; il m'ouvre, se glisse en moi ... Il porte ses doigts à ma bouche, et je les lèche avec langueur, pour le provoquer, l'encourager !"
Les gestes font suite aux mots; je le vois guider sa main; je sens ses doigts effleurer mon bouton, longer mon sexe; je le sens venir en moi ... Jamais je n'avais été ... branlée ainsi ... Je suis tellement excitée que la frustration m'emporte. Il se penche, porte ses doigts à ma bouche. Je passe une jambe derrière sa taille et le tire à moi. En moi. Il me prend avec plus de force encore.
Il s'enfonce, me quitte presque totalement, flirtant parfois avec mon petit trou ... La tentation est grande ... Son pouce me teste, me titille; je me tortille me branlant mieux encore sur cette queue totalement en moi. La caresse est assassine pour nous deux, car cela le précipite à son tour. Il accélère ses gestes, ouvre mon petit trou, laisse son doigt s'égarer dans cet orifice devenu bien trop sensible ...
Je m'entends crier, lui hurler de me baiser, de me faire jouir ... Je jouis intensément, alors qu'il apaise ses gestes; ses mains s'emparent de mes seins; il crie à son tour; je le sens se contracter, il gicle ... De nombreux jets, brefs et épais ..."
Il m'embrasse, tendrement ... il m'aide à me relever, et m'entraîne dans la salle de bains. Il prend le temps de me faire couler un bain, puis me laisse me reposer ... Nous reprenons nos esprits chacun de notre côté.
Quelques minutes plus tard, nous buvons un café, assis autour de cette table. Nous sourions, amusés par la situation, et aussi parceque le plaisir avait été au-delà de toute imagination .
Il brise le silence en premier :
- Dorénavant, vous travaillerez avec moi sur les manuscrits. Nous ferons une réunion de relecture tous les vendredis après-midi. Je suis sûr que cette nouvelle collaboration sera fructueuse !
- Si je peux me permettre, ça serait bien le mercredi aussi ...
Nous rions, et nous terminons notre café en silence. Personne ne dormira dans le canapé ...
11 mars 2008
Une re-lecture originale ... Suite.
Il revient vers moi, triomphant, affichant un sourire gourmand prêt à céder à sa friandise préférée. Il attrape ma main, et m'entraîne hors du lit.
- Venez !
- Mais, je ... Arrêtez !
- Tss-tss, ne faites pas semblant, ne boudez pas votre plaisir !
(Bouder mon plaisir ? mais il est malade ce type ! Il se prend pour quoi ?)
- Si vous continuez, je vais crier ! je vous préviens !
- Je le sais que vous allez crier ... Peut-être même gémir ...
Le sourire qu'il affiche en assénant ses petites phrases me rend furieuse. Il me lâche la main alors que nous sommes devant la table de mon salon. D'un geste brusque et rustre, il balaie de son bras le plateau, faisant tomber tous les livres et objets divers qui tombent dans un bruit effroyable pour l'heure tardive.
Il saisit à nouveau ma main et me tire à lui; je lui fais face, et je tire un peu sur ma nuisette, pour tenter de me donner une contenance, pour me convaincre que je peux avoir un soupçon de contrôle sur les évènements ...
Il plante ses yeux dans les miens, me scrute, me sonde ... Je me concentre pour demeurer impassible, froide, distante.
- Je suis terriblement excité ! Je ne sais pas pourquoi, ni comment, mais vous me mettez dans un état difficilement supportable ! Je suis sûr que vous êtes aussi excitée que moi ... Vos yeux veulent dire le contraire, votre respiration, et vos gestes vous trahissent !
(Et en plus, il est fin psychologue. Mais quelle prétention ! Attends mon ami, tu vas voir !)
- Je vous mets au défi d'aller chercher une preuve de mon désir ! Vous pourriez vous en mordre les doigts !
- Les mordre, non ... Les goûter, tout au plus !
(Son sourire me met hors de moi ! Le mélange d'excitation et de colère forme un coktail très explosif !)
Il dirige sa main vers moi, et tout en laissant ses yeux plantés dans les miens, il empaume pleinement mon sexe. Nous avons tous les deux commis une erreur !
Moi, parce que je l'ai inconsidérément défié, et de fait, il sait désormais qu'il n'a plus aucun doute à avoir quant à mon excitation !
Lui, parce qu'il a inconsidérément relevé le défi, et qu'il ne l'emportera pas au paradis !
Tandis qu'il me tient fièrement et masse (divinement) mon petit bouton, mon bras droit prend tout son élan, et la gifle s'abat avec "vigueur" sur sa joue. Il ne l'a pas vue venir, et il lâche prise, sans toutefois se séparer de son sourire très provocateur. Ma main plonge à nouveau, et s'empare sans délicatesse de ses testicules, devenus tout d'un coup une chose insignifiante entre mes doigts.
Juste avant de serrer plus fort, je lui demande de me lâcher.
Pour seule réponse, son doigt glisse entre mes lèvres.
Alors j'augmente la pression. Il soupire, et me provoque plus encore. Son doigt ondule, et masse mon petit bouton. Je soupire, il sourit, je serre plus fort. Il lâche prise. Mon sourire devient triomphant.
Lestement, il me défait de ma nuisette, je suis stupéfaite; il stoppe un instant, satisfait de la vision que je lui offre bien malgré moi. Ma main gauche s'envole, et percute sa joue gauche.
Sa bouche émet un "Ouch !" aussi convainquant que réel ... Ses deux joues rouges marquées par l'empreinte de mes doigts font écho aux miennes, rougies par un trouble désormais clairement affiché.
- 1 partout, balle au centre !
A peine ais-je terminé ma phrase que je la regrette déjà. Il retrouve son sourire, et une lueur malicieuse traverse ses yeux.
- Au centre ?
Il fronce un sourcil, simulant le questionnement, avant d'afficher un sourire désarmant ... Il me soulève, et m'assied au bord de la table, me pousse en arrière ... Je suis obligée de m'allonger; il soulève mes jambes, les écarte tout en les tenant fermement. Son visage plonge, sa bouche me happe ...
La pièce vascille, les faibles lumières dansent sur les murs... Sa langue m'ouvre, s'insinue, me boit ... Mes joues me brûlent, j'ai honte de succomber à ce point, de lui cèder si facilement ... Je mords ma lèvre, je ferme les yeux. Je sens venir en moi le plaisir, je me sens couler sur sa langue qui longe mon sexe ...
Il lâche l'une de mes jambes, en profite pour la poser sur mon ventre, puis mon sexe; ses doigts jouent avec sa langue, cache-cache étourdissant qui me plonge dans une vague suffocante de plaisir. Je pose ma jambe désormais libre sur son épaule, pour mieux le serrer contre moi. Ses doigts vont et viennent, m'ouvrent, me massent, tandis que sa langue, appliquée et habilement dardée soumet à ses caprices gourmands mon petit bouton qui devient insuportablement sensible ...
Je lâche prise, me tends, me câbre ... Il lâche prise, me délaisse, et me laisse chancelante, furieuse, désarmée.
10 mars 2008
Une re-lecture originale ...
Les grèves ... Il arrive parfois que cela provoque des situations très inattendues.
Je travaille dans une petite maison d'édition près des Invalides. Je suis crevée; pour pouvoir aller bosser, je me lève tous les jours à 4heures. Je subis entre trois à quatres heures de trajet. Je reste tard le soir au bureau pour minimiser la durée du rajet retour.
Mon boulot ? Dénicheuse de talents ... Je lis les manuscrits, j'épluche, je fais un premier tri. Célibataire avertie et convaincue, je profite de mon temps libre pour lire. Mon métier, c'est une véritable passion. un bonheur. Tout pourrait-être parfait si ...
... Mon supérieur direct n'était pas ce crétin prétentieux et imbu de sa toute petite personne. Monsieur aime se montrer, pavaner. Une chose que je dois lui reconnaître, c'est son élégance; il a un goût pronnoncé pour la mode et ne commet jamais d'impairs en la matière. En revanche, côté relations humaines, il descend directement de cromagnon, sans passer par la case évolution.
Un rustre pur sucre, sans aucun esprit; Il passe son temps à reluquer les femmes, jeunes et jolies de préférences. Adepte des remarques lourdes et grasses, il ne rechigne pas de temps à autre à provoquer "fortuitement" un contact avec la jeune femme qu'il espère baiser au plus vite.
Pour schématiser, c'est une purge.
21 heures 30... Les bureaux sont vides, et la rue s'est maintenant fluidifiée. J'ai une chance d'arriver pas trop tard chez moi. J'éteinds le pc, enfile mon manteau et direction l'ascenceur. Comme toujours, cet appareil est lent, tarde, m'impatiente. Le "Gling" miteux annonce l'ouverture imminente des portes. Mon sourire revient, les portes s'ouvrent. Mon sourire s'efface.
Il est là. Monsieur "moi je". Le plus beau du quartier ...
"Allez ma grande, fais un effort. Il est tard, tu es crevée !"
A regret, j'entre la cabine qui me semble subitement terriblement étroite. Je me fends d'un "Bonsoir" aussi aimable que possible, et je lui tourne le dos, histoire de faire face aux portes. Nous entammons notre descente. Ma descente aux enfers.
"Mademoiselle ?"
Pitié, pas ça. Pas une conversation. Je ne suis pas d'humeur !
-Excusez-moi, mais êtes-vous en voiture ?
- Heu ... oui ...
(Merde, il est où le piège ?)
- Serait-ce possible de me rendre un petit service ?
- Je ne sais pas ... Peut-être ... oui ...
(Merde ... Pourquoi je n'ai pas dit non ?)
- Pourriez-vous me déposer, à un hôtel, sur votre trajet ? Dormir ici me ferait gagner un temps précieux pour demain.
- Oui, bien sûr ...
(Ouf. Je le jette au premier bouiboui venu, et basta !)
- Je vous remercie ...
- Je vous en prie !
(et arrête de reluquer mon cul ! même pas foutu d'être discret !)
Installés dans la voiture, un silence franchement lourd s'installe; nous sommes mal à l'aise, un peu gênés, mais je m'amuse tout de même de le voir emprunté. Après-tout, il est peut-être presque normal ?
Zou, direction la maison. Je vais passer devant "Les 3 Clefs" ... C'est pas le luxe, mais propre et à un prix raisonnable. Il s'en accomodera pour cette nuit. Par correction, j'attends un peu tandis qu'il palabre avec le réceptionniste.
C'est vraiment pas ma journée ... L'hôtel est plein, et aux alentours, pas une chambre de libre. Avant de redémarrer, je crois que je le regarde avec un air tellement triste qu'il s'empresse de me dire :
-Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle. Je descendrai à la prochaine station de taxi. Il en a bien un qui passera ...
Et voilà, je culpabilise ... Ce malotru est doué !
- Non ... écoutez, je ... Je peux vous héberger pour cette nuit ... Si le confort d'un canapé ne vous effraie pas !
- Vraiment ? Merci ... Avec plaisir ...
Des fois, je me demande où je vais chercher toutes ces bonnes idées ! Avec un peu de chance, il croit que je lui fais du gringue ! Machinalement, je tire sur ma jupe, pour masquer à sa vue mes cuisses. Je sens mes joues rosir ...
- Mademoiselle, soyez sans crainte. Je me ferai tout petit et discret. Et puis, ne soyez pas gênée, vous n'êtes pas mon, enfin ... je veux dire ...
- Rassurez-vous, vous n'êtes pas mon genre non plus. On est dans la galère, je vous rends service. Rien de plus.
Je ne pensais pas qu'un homme pouvait concentrer tant de goujaterie ! Pas son genre, je crois rêver. Bon, je suis pas Heidi Klum, mais quand même ! ça se dit pas des choses comme ça. Pauvre type !
Le reste du trajet se fait dans un silence résolument pesant. De temps en temps, je le regarde en coin. Dommage qu'il soit si con, il est canon ...
Arrivés chez moi, je lui présente rapidement les lieux ... Il a tout de même la politesse de me complimenter sur mon appart, et se propose de commander le repas.
Non mangeons Chinois, en parlant de sujets fourre-tout, sans risque de polémique, ou de désaccord.
0h15 ... J'ai sommeil, et je lui donne de quoi s'installer confortablement sur le canapé.
Dans ma chambre, je me déshabille, et j'en profite pour prendre une petit douche qui achève de me détendre. Ensuite, je cède à un rituel immuable. La lecture avant de dormir...
Je suis tirée de ma lecture par la porte ma chambre qui s'ouvre ...
- Veuillez m'excuser, mais j'ai frappé à la porte, et vous n'avez pas répondu. Comme il y avait de la lumière ...
(ben voyons ! Je n'ai rien entendu, et je crois surtout que tu as tenté ta chance ! Pas de bol, il n'y a rien à voir)
- Vous trouvez encore le courage de lire ?
- Ho ... oui ! ... Ce n'est rien, juste un petit manuscrit pour le bureau, je voulais m'avancer un peu ... Mais vraiment sans intérêt ... J'allais éteindre ... Bonsoir ...
(Si avec ça il ne comprend pas, alors vraiment, c'est un cas désespéré !)
- Vous savez, ce que j'aime dans notre métier, outre le plaisir des mots, c'est confronter les opinions, les points de vue, le ressenti des lecteurs autour d'un livre ...
(c'est cas définitivement désespéré !!!!!)
Il approche de mon lit, et s'assied sur le bord, juste à côté de moi. il attrappe le manuscrit.
(Non, pas ça, pitié ! Quelle journée pourrie ! Je suis mortifiée)
Ses yeux s'illuminent, sa bouche esquisse un sourire narquois. Mes joues rosissent douloureusement ...
Il se râcle la gorge, et entamme la lecture d'un passage :
" je suis en nage. je déteste ça ! la poussée d'abord, puis l'avion qui quitte le sol. la sensation insuportable de n'être plus sur la terre, d'être toute entière suspendue à cette carlingue ... pendant le stage, ils m'ont expliqué qu'il fallait fermer les yeux. faire abstraction de l'environnement. Alors je ferme les yeux, je m'applique à trouver une respiration plus calme, plus fuide ... et les images viennent me percuter, le commandant, ses deux équipiers ... les sourires, les contacts, les parfums, les voix ... J'ouvre vite les yeux, car je cède bien trop vite, mon corps exprime exagérement mes désirs ... je suis à la fois honteuse et amusée ... je suis en train de mouiller ma culotte, au milieu de tous ces gens, alos que je suis en proie à cette maudite trouille de l'avion ! je prends un livre, je reprends mes esprits ... tout du moins, je tente ..."
Il tourne quelques pages et continue ...
"Ses mains sont viriles, puissantes, les doigts épais cernent vite mes tétons déjà dressés ... cet abandon rapide ne me ressemble pas. pourtant ... je fixe le commandant de bord j'ai envie de sa bouche, je n'ose pas l'appeler ! il s'approche doucement. il effleure ma bouche, mes lèvres ... il me plaque contre sylvain, sa langue s'enroule autour de la mienne, julien embrasse le tissu de ma culotte, je sens grossir la hampe de sylvain dans mon dos."
Ses lèvres sont douces, sa langue brûlante et fraîche. je la sent trésauter sous les assauts de mes équipiers. les bruits d'air disparaissent. je n'entends plus les moteurs, seulement les coeurs qui tapent. sylvain pousse un grognement, suivi très vite d'un "zip" très explicite.
"ils semblent habitués, ils semblent parfaitement synchronisés ... julien soulève ma robe plus haut encore, et aussitôt, la hampe épaisse se loge entre mes cuisses. frottant le tissu de ma culotte avec force"
Je recule pour permettre à julien de se lever. il fait tourner mon siège, s'assied dessus. il enlève son pantalon, extrait sa queue de son boxer ...
"J'en veux plus ... je me penche en avant, gobe le gland avec fougue, avant de lècher ce membre sur toute sa hauteur. le commandant de bord demande à sylvain de se pousser, il s'exécute sans broncher. il est derrière moi ... ses yeux bleu lagon rivés sur mon cul"
Je suis sûre que je vais me réveiller, sortir de ce cauchemard ! Hélas, la voix de mon patron me ramène à la triste réalité ...
- Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est sans intérêt ...
Il en profite pour glisser sa main sous la couette, et la fait passer le long de ma cuisse ...
- Je me demande quel désintérêt vous portez à cet ouvrage ? ...
Je suis tétanisée, ce n'est pas possible, je devrais le gifler, le mettre à la porte, le virer !
Je sursaute quad ses doigts effleurent mon sexe ... Mes joues ne sont plus roses. Elles sont rouge pompier et me brûlent atrocement !
- Mademoiselle, je suis heureux de constater que vous avez, comme moi, besoin de baiser !
Je suis abasourdie ... Aux abords de mon petit bouton, les doigts m'électrisent; mais pour garder la main, je noie mon soupir difficilement contrôlé dans le bruit fracassant d'une gifle cinglante ...
J'affiche un sourire de vainqueur, le message est clair. Il s'esclaffe, en portant la main à sa joue ...
- Celle-là était belle ! Quelle puissance ! Tsssss ... ça chauffe !
Son rire et son ton me mettent hors de moi ... Mais je me rends compte qu'il n'a pas enlevé sa main. Pire ... Il me caresse lentement, et il fait naître une frustration violente ...
Il regarde les piles de bouquins dans le chambre et me délaisse. Il en prend un le feuillette rapidement, puis le jette au sol, et continue avec une relative frénésie. Me voilà terriblement excitée, excédée par ce type qui met tout sens dessus-dessous, et je n'ai plus q'une envie : baiser.
- Aaaaaahhh ! Celui-ci sera parfait !
Il le feuillette rapidement, puis marque une page. Il le referme et vient vers moi, me prend la main et me tire du lit, avant de m'entraîner dans le salon.
- Hé, non mais ça va pas ?!?
- Allons, ne boudez pas votre plaisir !!
- Prétentieux !
- Pimbêche !
- Obsédé !
- Vieille fille !
Le choc ... Vieille fille, moi ? Ce type est vraiment à claquer ! Il est content, sourit, et est visiblement ravi de m'avoir cloué le bec. Moi, je suis énervée, je perds mes moyens. Je n'aime pas ça ...
19 juin 2007
Le divin abandon ...
Elle avance vers moi, féline et décidée. A grands pas, ses hanches chaloupent, soulignées par le shorty blanc que j'aime tant voir sur elle. Chausée de ses escarpins, sa démarche est presque un signal, une mise en garde.
"Il est inutile de vouloir résister."
Je ne sais même pas si j'en aurais eu la force, le courage, la volonté. Désormais plantée devant moi, elle glisse, ondule et s'agenouille lentement. Elle maîtrise et contrôle chacun de ses gestes. Rien n'est superflu, mais tout est calculé.
Son regard me transperce, et elle sait. Mon trouble, mon désir et ma tentation. Alors elle mordille sa lèvre, comme si elle prenait la mesure d'une bêtise qu'elle allait commettre, puis, dans un de ces sourires entendus dont elle a le secret, ses lèvres s'arrondissent, me happent.
Je la regarde, avide des sensations qu'elle m'offre, émerveillé par son indécence ...
Elle coulissse amplement sur ma tige de chair, jouant de la pression de ses lèvres pour mieux me précipiter. Sans nul doute, elle s'amuse et maîtrise mes sensations. Son regard est fiché dans le mien, tandis qu'elle libère presque totalement ma hampe, avant de cligner lentement des yeux, comme l'aveu d'un acte à venir plus troublant encore, et elle me reprend rapidement, presque jusqu'à la garde cette fois. Je ne peux résister très longtemps, elle le sait ...
De la tendre pulpe de ses lèvres, elle embrasse la hampe dressée, titillant ma chair tendue de sa langue impératrice et gourmande. Elle est en train de porter l'estocade et m'embouche avec vigueur, pour obtenir mon plaisir, tout de suite, sans concessions ...
Elle saisit ma main, et alors que mon gland palpite sur sa langue, la pose sur sa gorge. Mes doigts accentuent un peu leur pression, elle coulisse plus vite encore, je n'ai aucune chance de lui échapper. Je n'en ai d'ailleurs pas la volonté. L'inéluctable est là, puissant et ravageur. Un plaisir hors du commun, d'une puissance rarement égalée ...
Je me répands en de nombreuses giclées, qui me semblent brûlantes et interminables, presque douloureuses tant je me contracte. Je voudrais abdiquer, fermer les yeux pour jouir de l'instant. Mais dans ma main, sa gorge palpite, ses soupirs me parviennent ...

Je la regarde, soutiens son regard, et accentue encre un peu la pression de mes doigts. Je perçois intimement sa déglutition, ma semence qui coule dans sa gorge.
Elle repousse doucement ma main, libère mon sexe, et le caresse lentement, d'une pression de sa main, de haut en bas, puis d'un ultime baiser, elle embrasse le gland dont la sensibilité est insuportable.
Féline et décidée ... Elle se redresse et tourne les talons. Sa démarche est chaloupée, insolente, un nouveau signal.
"Viens ..."
05 juin 2007
Les plaisir crus - Opus 1
Son cœur bat la chamade ! Elle vient de verrouiller la porte des toilettes derrière elle. C'est de la folie, elle le sait … Cet homme est vraiment hors du commun. Si elle devait se justifier quant à la confiance inouïe qu'elle lui accorde, elle en serait bien incapable. Cette situation dans laquelle elle s'est plongée avec délice lui est totalement étrangère, bien qu'elle ne soit pas d'une naïveté effarouchée.
Elle se demande où sont passées sa réserve, sa distance et sa méfiance habituelles. Aucune réponse ne lui vient à l'esprit. Au fond d'elle, elle s'en fiche. Eperdument !
Sa respiration est rapide, et son, cœur tape toujours aussi fort, aussi vite. Adossée à la cloison, elle regarde le paquet qu'elle tient entre ses mains. Elle le fait tourner, comme si cela lui donnait une consistance, comme si cela pouvait lui permettre d'en voir le contenu à travers le carton.
Il est déjà trop tard. Elle détient le paquet, l'a accepté. Implicitement, elle a donné son accord pour la suite des évènements. Quels qu'ils soient …
Le temps de prendre une grande bouffée d'air, d'expirer lentement … Elle ouvre le paquet.
***
Son cœur bat à tout rompre ! Il peine à réaliser ce qu'il est en train de vivre. Cette femme qu'il désirait tant est là, avec lui. Au-delà même de toutes ses espérances, le contact est passé merveilleusement bien. Passés les premiers mots, les premiers regards, il s'est senti bien. Naturellement confiant. Confirmant ainsi leurs échanges …
Jamais il ne se serait cru capable de déposer avec un air aussi provocateur et un sourire aussi malicieux le paquet qu'il avait préparé avec autant de fébrilité sur la table … Il n'avait pas songé aux mots, convaincu que le déposer simplement suffirait.
Pourtant, il ne peut s'empêcher de parler, comme si ces mots avaient été trop longtemps tabous.
- Voilà, Madame. J'ai misé. J'ai jeté les dés. Voulez-vous voir mon jeu ?
Il avait lu dans son regard la petite étincelle. Elle lui avait retourné un sourire dont elle avait le secret. Pulpeux et inavouable …
- Tout ce chemin pour abattre mes cartes si facilement ? Je mise tout. Je veux voir votre jeu !
- Tout ?
- Tout !
- Parfait. Prenez …
Elle avait pris le paquet avec une assurance incroyable. Lui était fébrile, elle semblait sereine. Elle lui avait tourné le dos, et s'était dirigée avec classe en direction des toilettes. Le jeu venait de commencer. Il ne manquait pas de la regarder s'éloigner.
Il constatait simplement qu'elle était exactement comme il l'avait imaginée. Ses escarpins vertigineux cambraient son dos; et ses jambes étaient soulignées d'un léger voile noir. Sa robe fluide ondulait au gré de ses pas. Les fines bretelles sur ses épaules ne demandaient qu'à glisser le long de ses bras …
Il expira bruyamment, comme pour se convaincre qu'il ne rêvait pas … Tout en marchant, elle devinait son regard posé sur elle. Elle expira bruyamment … Avant d'entrer dans l'arène de leurs jeux.
***
Le carton se déchirait sous ses doigts. Le paquet avait été emballé avec soin. Les différentes choses avaient été empilées, de manière à constituer des étapes. Chacune séparée des autres par un papier de soie blanc.
Il s'était donné du mal, cela la perturbait un peu plus encore.
Un petit mot indiquait la marche à suivre …
"Madame, vous allez disposer de peu de temps. Et c'est ce sentiment d'urgence qui va pimenter en premier lieu vos instants, seule … Vous aller vous caresser à travers le tissu de votre shorty noir –celui que vous deviez porter pour cette rencontre-, une fois que vous jugerez votre excitation suffisante …"
Elle ne pu lire tout de suite la suite de ses mots. Adossée contre le mur, les jambes légèrement fléchies, elle retroussa sa robe et glissa sa main entre ses cuisses. Ses joues s'échauffèrent, son ventre la brûlait déjà. Ce désir était insoutenable !
Sa respiration était rauque; tandis qu'elle regardait sa main glisser sur le tissu, elle relevait de temps à autre la tête. La barrière de ses cheveux tombés devant son regard lui fournissait un rempart illusoire, mais confortable. Elle scrutait alors la porte, s'assurant une nouvelle fois qu'elle était effectivement verrouillée, que personne n'essayait d'entrer …
Le rose de ses joues se transforma un en rouge léger et exquis, quand elle capta son propre regard dans le miroir; elle devait être folle … L'espace d'une seconde, son esprit lui intima l'ordre de cesser, de laisser le colis et de s'enfuir, vite et loi …
Hélas, son indécente posture, ses gestes … Jamais elle n'avait imaginé qu'il pouvait être excitant à ce point de se caresser de la sorte, dans un lieu public, et de se voir faire ! Elle se regardait pas l'entremise du miroir, qui lui renvoyait les moindres détails ;
Adossée contre le mur, juchée sur ces escarpins, la robe retroussée sur sa taille … Ses cuisses écartées, son dos cambré, ses cheveux en bataille ; son état d'esprit était très sexuel, et son image en trahissait toutes les pensées les plus inavouables.
Le souffle déjà court, elle devinait aisément le tissu de son shorty mouillé, trempé … Elle le savait même imbibé de son plaisir, de ses désirs … Sans lire la suite du mot, elle en devinait la conteneur, tant elle avait déjà elle-même rêvé ce genre de situation …
***
Il peinait à rester placide, l'air sage, "mine de rien". Il supposait en elle les mêmes envies, les mêmes désirs fous. Il ne pouvait pour l'instant assumer totalement cet étonnant consensus en matière de fantasmes, d'images, de suggestions…
Elle devait avoir ouvert le paquet, et lu le petit mot. Si il ne s'était pas trompé, elle allait jouer le jeu. Sans trop savoir pourquoi, il avait la conviction qu'elle serait l'exécutante absolue, la parfaite actrice et complice de ce fantasme.
Déjà, il devinait l'étoffe entre ses mains …
***
"… une fois que vous jugerez votre excitation suffisante, vous enlèverez votre shorty, que vous me remettrez à votre retour…"
Elle continuait à se caresser, de plus en plus impudiquement. Elle ondulait sous ses doigts, soupirant bruyamment à la lecture de ces mots. Cette fois-ci, ses joues s'empourprèrent violement, quand elle se vit en train de lui donner cette culotte, terriblement marquée par son plaisir …
Ses doigts coulissaient sur le tissu, appuyant assez fermement, ouvrant son sexe … Régulièrement, son doigt la pénétrait, imbibant à chaque fois plus encore le tissu léger … A chaque fois, le voilage effleurait ses chairs avec une douceur insupportable, attisant le brasier déjà intense au creux de son ventre…
Nul besoin de regarder. Nul besoin de s'en assurer … Elle fait rouler rapidement son shorty, et l'enlève pour le poser sur le rebord du lave-main. Malgré elle, son regard se pose sur le tissu … Son plaisir est évident, abondant … Jamais elle n'avait senti son corps à ce point tendu, à ce point désireux ! Son imaginaire s'était mis en route, et elle pouvait aisément deviner son regard, devant cette très indécente étoffe … Une vague de plaisir déferla sur ses sens …
Elle décida de se ressaisir …
"… Vous utiliserez ensuite l'objet qui se trouve sous le papier de soie …"
Ses mains soulèvent rapidement le papier blanc, et laisse échapper un soupir lorsque l'objet apparaît à ses yeux …
***
Il patientait en torturant sa serviette. Son absence était plutôt bon signe. Enfin, il l'espérait ! Il aurait aimé pouvoir se faire tout petit, et se glisser auprès d'elle … La voir se soumettre à ses caprices, à ces jeux … Où en était-elle, à présent ? Il l'imaginait volontiers, en proie au plaisir, aux plaisirs de franchir les interdits …
***
Les boules roses roulèrent dans ses mains … Elle les faisait rouler entre ses doigts … Au nombre de trois, dans une matière douce et agréable au toucher … Elles n'étaient parfaitement lisses, mais pas véritablement "rugueuses". Quand elles s'entrechoquaient, elle pouvait déceler une vibration, étonnamment sourde.
Elle se caressait doucement, effleurant son clitoris qui était d'une sensibilité rarement égalée; elle glissait ses doigts entre ses lèvres, les écartant juste ce qu'il faut … Elle se surprenait à agir avec tant de soin, se sentant incapable de résister à des gestes plus appuyés.
A chaque instant, elle se savait susceptible d'exploser bruyamment … Mais elle n'avait encore lu aucun mot de sa part à ce sujet. Et elle se doutait bien que le jeu en cours n'était pas destiné à satisfaire aussi vite –et aussi facilement!- son plaisir …
Elle mordillait sa lèvre, fermant ses yeux derrière ses cheveux … Elle le maudissait, tout en le bénissant … Un état second qu'elle n'aurait pas pensé pouvoir atteindre. L'apogée du jeu, du désir, de l'attente …
Les boules de geishas glissèrent facilement en elle. Elle voulu se risquer à essayer de tenter le diable; son index coulissa dans le petit anneau de plastique blanc, au bout de la cordelette. Elle tira doucement, et la première boule se posta à l'entrée de son sexe, ouvrant ses lèvres …
Son plaisir coulait avec abondance, et elle du se concentrer avec force pour contenir les assauts d'un plaisir trop fougueux et bien trop précoce. Elle remit en place la petite boule, et reprit la lecture du mot …
Sans même s'en rendre compte, elle caressait son sexe tandis que ses yeux couraient sur le papier …
***
Il espérait bien que l'effet escompté serait là … Au travers de tous leurs jeux, de tous leurs échanges, ils avaient su être eux, en totale liberté, sans aucun tabou. C'est ainsi qu'ils se son découverts, comme l'incarnation respective de leurs fantasmes … La femme qu'il goûtait sans pudeur avait désormais un visage; l'homme qui la bousculait sans vergogne et prenait son cul n'était plus inconnu …
Tous deux étaient troublés par cet état de fait. Ils avaient rapidement intégré cette situation, et avaient opté pour en jouir de tout leur saoul.
Le doute était tout de même là, malgré l'évidence et la violence de leurs désirs. L'épreuve à laquelle elle se soumettait pour lui n'était pas anodine … Il était plongé dans un intense état d'excitation, alors que seuls les songes et les pensées avait caressé son intimité cérébrale. Il savait qu'il lui suffirait de quelques secondes sous la pulpe très hospitalière de ses lèvres pour jouir effrontément …
D'après lui, elle allait bientôt arriver … Il lui fallait retrouver ses esprits, paraître impassible; bluffer pour mieux donner le change !
***
" … Une fois que votre sexe sera ainsi possédé par ce très sexuel accessoire, vous utiliserez le dernier accessoire à votre disposition, puis enfin, vous pourrez me rejoindre …"
Elle cherchait dans le colis, sans arrêter de se caresser … Une sorte d'étrange danse … Des feux, et des contre-feux … Des caresses douces pour se laisser porter doucement vers le plaisir, puis des gestes plus brusque pour cesser cette ascension. Un jeu dangereux …
En regardant ce qui lui était destiné, elle fut convaincue que cet homme était tout simplement diabolique ! Il avait opté pour un shorty noir, en voile, bordé de fines dentelles … Elle fut obligée de se poser la question; comment allait-elle faire pour résister à un tel traitement ?
Le choix du voile n'était pas innocent … Ce mot la fait sourire … Elle lui avait avoué combien le voile caressant son sexe parfaitement lisse était un préliminaire sévèrement excitant … Il avait bien retenu la leçon, ce qui ne la surprenait aucunement …
Elle mit le shorty, et fit en sorte de ne pas effleurer son sexe … Dans son esprit se bousculaient les images, les sensations, son plaisir, le plaisir qu'elle allait lui offrir …
Elle se réajuste rapidement. Une grande inspiration, puis elle se jette à corps perdu dans la suite du jeu. Elle glisse dans sa poche le shorty souillé par son plaisir. Au milieu de cette grande salle, elle eu l'impression que tout le monde ne regardait qu'elle … Ses joues étaient en feu. Elle s'assied à côté de lui …
***
Il sourit avec insolence; ravi de ses joues rouges et de ses mains qui trahissent une certaine nervosité … Elle lui tend son shorty, s'escrimant à le garder le plus possible enfermé dans son poing …
Il pose sa main à plat sur la table, paume vers le ciel … Il plante son regard dans le sien … Elle fronce un instant les sourcils, faisant mine de ne pas comprendre; en vain. Elle dépose le tissu dans sa main … Ses joues lui procurent une intense sensation de brûlure …
De ses doigts, il foule le tissu, le porte à hauteur de son visage; Il est conquis, charmé et surexcité par la vision qui lui est offerte … Elle est allée bien au-delà de ce qu'il avait pu imaginer; son pouce foulait le tissu … foulait son plaisir … épais et encore tiède …
Elle était interloquée, qu'il procède ainsi, au vu et au su de tout le monde … Un petit regard aux alentours la rassure. Tout le monde court, personne ne fait attention à eux.
- Bien. Nous pouvons y aller. Les dés roulent … Vous venez ?
Instinctivement, elle le suit. Il la précède légèrement … Il marche lentement … Ils sont désormais dans la rue, et abordent un petit passage …
26 mai 2007
Obscures Intentions - 2
Ils s'arrêtent un peu plus loin. Il lâche sa main , avec précaution. Sa voix change, n'est plus tout à fait si neutre.
Je vous laisse seule trentes secondes, le temps de tout préparer au mieux ...
Elle n'a pas le temps de répondre quoique ce soit. Elle l'entend ouvrir puis refermer une porte. Elle se retrouve seule, dans ce qu'elle suppose être un couloir. elle ne patiente pas longtemps. Il est déjà là. Et l'entraîne avec lui.
La chaleur la surprend. Les bruits d'eau expliquent l'humidité ambiante. Un bain est en train de couler.
Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette chaleur ! Je tenais à m'assurer de votre confort ... Il ponctue sa phrase en posant ses mains sur ses joues. Elle devine les paumes qui enveloppent son visage.
Je suis heureux que vous soyiez-là. Il dépose un baiser, furtif, sage, presque timide. Sa bouche esqisse un sourire chaleureux. Elle sent ses joues se drapper d'un rose émouvant.
D'un naturel qui la surprend (mais pas autant que lui), il commence à la dévêtir. Ses gestes sont comptés, précis et précautionneux. Elle ne perçoit aucune brusquerie. Il fait en sorte de l'effleurer le moins possible. Elle éprouve une frustration naissante. Ne pas le voir, ne pas le sentir sur sa peau.
Il lutte intérieurement, voudrait la caresser, l'effleurer ... Il voudrait déjà céder au velouté de sa peau, glisser sur elle comme un souffle libre de toute arrière-pensée, de toute notion de plaisir, juste pour qu'elle se sente et totale sécurité, en confiance absolue. Il en est incapable, pour l'instant. Et se le reproche.
Agenouillé à ses pieds, il enlève ses chaussures, puis fait descendre le pantalon, avant de le dégager et de le poser soigneusement plié sur une chaise. Habillée de ses seuls sous-vêtements, elle aimerait plonger ses yeux dans les siens, pour y lire ses envies, ses désirs. Elle ne sait trop comment positionner ses mains, ses bras .... Elle opte pour les garder contre elle ...
Il est toujours admiratif. Elle est résolument féminine. Ses dessous, sages et haillés, mettent en valeur les courbes qui lui font perdre la tête. Il achève de la dénuder, non sans émotion, avec toute la délicatesse que ces sens lui intiment. Son regard, au-delà du charme qui l'émmerveille, reste chaste et réservé. Un respect qu'il lui doit. Echange et confiance ...
Elle regrette ses gestes presque distants ... Et ses joues se fardent un lèger rose, écho aux stygmates que son corps expose, trahissant ses pensées intimes ... Elle connaît son corps, et n'a besoin de son propre regard pour savoir.
Il drappe ses seins d'un regard ému quand les mamelons se contractent légèrement, quand les tétons expriment l'émancipation du corps et de l'esprit ... La peau qui frémit malgré la chaleur ...
Elle frissonne, surprise de son indécente incapacité à se parer d'une neutre barrière à ses yeux. Ses joues s'empouprent violement, à l'idée que son sexe ne soit visiblement acquis à la cause du plaisir ...
Il devine l'instant délicat ... Il prend à nouveau sa main, et l'aide doucement à s'installer dans la baignoire.
L'eau est chaude, plus qu'à son habitude. Mais son corps s'y adapte très vite. Il murmure à son oreille qu'il peut moduler la température, de manière à ce qu'elle soit parfaitement à l'aise.
D'un signe de la tête, elle indique que cela est inutile. Sa voix est rassurante, chaleureuse.
Je vais glisser dans l'eau trois galets effervescents. Il vont dégager un parfum ambré, et des milliers de fines bulles qui vont habiller votre peau avant d'éclater et libérer sur vous leur parfum. Puis elle entend les galets plonger, et se poser sur le fond de la baignoire. Quelques secondes plus tard, les bulles se libèrent, et voyagent vers la surface.
La détente est presque absolue. Elle se sent caressée, à l'abri de tout danger, en proie à tous les plaisirs. Et elle réaslie qu'il n'y a eu que deux galets ...
Installez vous confortablement ...
Elle s'appuie sur le dossier de la baignoire. Il a déposé une épaisse serviette en éponge, qui vient câler à merveille sa nuque. Il pose sa main sous l'eau, sur son ventre ... Contact électrisant, le premier aussi charnel de cette rencontre.
Je vais libérer le dernier galet, et puis je vais vous décrire très exactement la scène de mon point de vue.
Il ouvre sa main, et le galet roule doucement, glisse sur son mont de vénus, et vient se perdre au fond de la baignoire, entre ses jambes. Il sourit, elle le devine aisément ...
Oh ... Les bulles se préparent !
Elle laisse échapper un soupir, mélange de réprobation et d'amusement. Il est diabolique, le sait et en joue à l'infini.
Il ouvre grand sa main, et la pose à plat sur son ventre. Les bulles entamment leurs voyages. Elles virevoltent et caressent la peau de ses cuisses, viennent heurter l'aine avant de mourir à la surface. Les plus insoutenables sont celles qui longent inexorablement son sexe, viennent rouler sur ses lèvres d'une surprenante sensibilité...
La pièce est dans une pénombre presque totale. Seule une dizaine de bougies de toutes tailles et toutes forment diffusent un halo ambré... Autour de la bagnoire qui vous acueille, quatre petites bougies dansent et vous habillent d'un reflet très sensuel...
23 mai 2007
Obscures Intentions
Il tenait à lui faire vivre une nouvelle expérience. Il tenait à lui faire éprouver de nouvelles sensations. Et il voulait aussi l'aimer différement. Cela lui avait pris du temps, mais le plan qu'il avait préparé était prêt. Par chance, des amis dans le "métier" avaient pu lui prêter du matériel, et lui donner de très utiles conseils.
Avant de refermer la porte sur la chambre réservée aux amis, il ne pouvait s'empêcher de jeter un dernier coup d'oeil; ultime contrôle, avec en plus, la satisfaction du travail accompli. Il regarde sa montre. Ferme la porte. Bientôt, elle sera là.
Il file prendre une douche. Sous l'eau brûlante, perdu dans ses pensées, il répète son programme, s'assure que tout est en place. Il espère que cela fonctionnera. Il espère ne pas se tromper. Le trac ... La peur ... Il sait que cela ne sera pas sans conséquences; soit cela changera leur relation, et lui donnera un côté plus piquant encore, soit elle sera convaincu que c'est un grand malade, et elle s'enfuira à jamais.
Il opte pour un parfum léger; s'habille de vêtements aussi légers et confortables. Chemise en lin, blanche et sobre. Pantalon de détente, "battle dress" ...
Si elle avait du avoir avoir un empêchement, sa dernière limite pour annuler est désormais passé de vingt minutes. Les dés sont donc jetés !
La sonnette lance son appel à travers l'appartement. Elle est à l'heure. Un bon début. Il va l'accueillir. Il la précède dans le salon, la débarasse de son manteau, de son sac, qu'il range soigneusement sur un cintre, dans un placard. Elle ne sait rien, si ce n'est qu'elle devait être là, à l'heure. Bien qu'elle soit suffisament affranchie pour se douter du vaguement du contenu des instants qu'ils allaient passer ensemble, elle n'avait aucune idée des modalités, et du sort qu'il allait lui réserver.
Ce doute, l'avait incitée à opter pour une tenue sobre et passe-partout, sans pour autant négliger de mettre en valeur sa féminité très vaporeuse ces derniers temps. Ce n'est qu'une fois en chemin, qu'elle regretta le choix du pantalon et du petit haut; elle aurait pu opter pour la robe noire ... Trop tard.
Il ne lui parlait pas. Il la regardait. Assise, elle commençait ç s'agagacer de ces silences devenus un peu longs, un peu lourds. Mais une intuition la poussait à rester sage. Et calme.
"Nous avons beaucoup évoqué la richesse des regards, tous ce qu'ils pouvaient transmettre, faire passer, suggérer ... Nous partageons d'ailleurs le même point de vue, le même sentiment. Cela dit, je voudrais pouvoir vous faire partager une autre façon de 'voir' ... Avant d'aller plus loin, de vous en dire plus, il me faut votre accord. Il ne peut être tiède, ni même amendé. Il me faut votre accord maintenant. Sans conditions. Vous ne saurez rien de plus sans cela, et je ne vous dirai rien de plus pour motiver votre réponse...."
Il avait enfin parlé. Très posément. Elle était surprise du ton employé, de la fermeté suggérée. Son assurance semblait pleine et justifiée. Elle n'avait aucun doute quant à sa détermination. Elle est joueuse, mais pèse toutefois sa réponse. Il n'a rien laissé filtrer au sujet de la suite des évènements. Une reponse. Un oui, sans conditions, sans possibilité de retour ... Elle a confiance en lui; mais suffisament pour être tentée par l'expérience ? Agacée. Voilà le sentiment qui l'emporte. Il a su éveiller sa curiosité. Sa gourmandise. Cela pourrait bien lui jouer un tour, un de ces jours ... Et si c'était auourd'hui ?
Elle réfléchit, et pas un instant, il ne la quitte des yeux. Assis en face d'elle. jambes croisées. Les bras posés sur les larges accoudoirs. Son visage n'exprime rien, si ce n'est une diabolique et narquoise malice. Il sait toutes les questions qu'elle se pose, tous les doutes qui l'assaillent. Si elle répond non, il se sera donné beaucoup de mal pour rien !
Finalement elle rompt le silence. "... Oui ..." Une réponse positive, lâchée dans un souffle de soulagement, pour avoir pris enfin la décision. Un oui pas tout à fait enthousiaste ... Une réponse qui avoue les doutes qui subsistent ...
"Bien ... Je suis heureux de votre réponse. Et touché par votre confiance. Désormais, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Je vais vous demander de vous lever ..."
Elle voudrait lui répondre, pourtant, aucun mot ne lui vient. Elle se lève, doucement. Elle croise ses mains devant elle, ne sachant qu'en faire.
Il se lève à son tour, et s'approche d'elle. Il fige son regard, ses yeux dans les siens. Aucun des deux ne cille. Il plonge sa main dans une de ses poches, et en sort un long ruban de velours noir. Le tissu est épais et large.
"Mon seul regret, en vous privant de ce sens que vous chérissez tant, c'est de me priver, moi, de vos yeux !"
Sa voix lui semblait un peu lointaine, tandis qu'il nouait délicatement le ruban sur ses yeux. Elle se senti troublée, presque mal à l'aise ... Ne pas le voir ... Puis elle songea qu'il était étonnant que les pans du ruban se perdent si bas dans son dos ... Elle pouvait les sentir, l'un dans le creux de ses reins, l'autre battant l'une de ses fesses ...
"Nous pouvons commencer ..."
Il prend sa main, croisant ses doigts aux siens. Dans l'obscurité épaisse de la confortable étoffe, elle pu visualiser ce contact. Elle eu un frisson. Il le ressent, le devine, et s'en délecte.
L'entraînant doucement derrière lui, il laisse échapper "Vous serez une excellente élève, j'en suis persuadé" ...
22 mai 2007
Tapis vert et voluptés - 3/3
La meilleure défense, c'est l'attaque ... Forte de ce constat, elle entrouvre sa bouche, et dans un soupir très langoureux, enveloppe le gland de ses lèvres. Une étreinte à la limite du supportable pour lui ... Car cette fois-ci, elle va bien au-delà de ce qu'elle avait bien voulu lui montrer ...
Il ne pouvait que regarder ... Bien obligé d'assumer son côté voyeur, ravi de voir ses penchants exhibitionnistes ... Il tenait à soutenir son regard, convaincu qu'elle abdiquerait la première. C'était là une erreur de jugement, presque grossière ! Elle ne pouvait le laisser la toiser de la sorte ...
Elle accentua son étreinte, prenant la queue dans sa bouche lascivement, coulissant à un rythme parfaitement maîtrisé, calculé avec précision ... Elle caressait avec la même conviction son sexe ... Quelle indécence, songeait-elle ...
En suçant la queue étourdie par ces caresses, elle explorait son propre sexe; elle se devinait ouverte. Cette situation était très excitante pour elle, et elle décida d'adopter le même type de caresses que celles qu'elle lui prodiguait ...
Quand il regardait son sexe être happé et disparaître entre ses lèvres, il pouvait voir sa main plonger plus profondément entre ses cuisses... Il aurait même juré, l'espace d'un instant, avoir décelé une petite faille ... Une étrange lueur dans son regard ...
Il sait ... Et elle le sait ... Raison de plus, pour s'afficher ... Hostensiblement ...
Sa bouche laisse échapper la queue frémissante, dans un bruit de succion épouvantablement sexuel. Elle pose sa main à la base de la hampe, pour la maintenir, bien dressée ... La langue effleure le gland, puis c'est un déluge de caresses, toutes plus sensuelles et chavirantes les unes que les autres. Son autre main, elle, s'occupe à branler son petit bouton qui réclame son lot de gourmandises ...
Il soupire, il gémit ... C'est un mélange de ressenti physique (ses caresses sont divines, et elle le rend fou !) et de ressenti cérébral (elle se met en scène, elle hisse très haut le pavillon de la sexualité affichée, affirmée et assumée). Elle masque avec brio son plaisir derrière le sien ... Elle fait porter son attention ailleurs ... Il sent sa tête tourner, il éprouve un vertige ... Tout ça n'est que folie !
Elle est soulagée, il perd une partie de son contrôle. Le râle qu'il laisse échapper est un signal. Elle peut porter l'estocade.
Il est soulagé, elle perd une partie de son contrôle. Le soupir qu'elle vient de laisser échapper est une aubaine. Il va porter l'estocade !
Elle se redresse promptement, et vient à califourchon sur lui ... Au creux de son oreille, elle le supplie langoureusement de la soulager de l'étreinte de la dentelle ...
Il s'exécute volontiers ... Le petit noeud ne résiste pas à ses dents ... Il cède vite, à grand mouvements de cou, il tire suffisament sur le lacet, pour que la dentelle se détache de sa peau ... Elle murmure à son oreille ... Regardez ce téton ... Il a été agacé par la dentelle ... Il est bandé, n'attend que vous ...
Ces mots le plongent dans un état presque second. Il tend son cou, étire sa langue ... Le téton est happé, aspiré ... Sucé avec gourmandise ... Elle manque de chavirer, ondule ... Debout, à califourchon sur lui, elle sent le gland désireux l'effleurer ...
Il est repoussé, elle le regarde encore, plongeant la main entre ses cuisses ... Elle ferme les yeux un millième de seconde, quand l'index inquisiteur s'empare d'elle plongeant dans a moite intimité ...
Elle craque, il en est certain ... puis les mots claquent, vivement, sur sa lidibo, sur son sexe; ils roulent sur sa peau. Ne seriez-vous pas tenté, à l'idée de goûter mon sexe ? ... Ma petite chatte est conquise ... Elle pose son index sur sa langue; il sent son goût se diffuser en lui. Elle fait mouche, il gémit, trépigne ...
Son sexe se dresse, et il lui semble qu'il gonfle encore, à l'idée de la dévorer, de la boire ...
Mais avant, permettez ... Sa voix est assurée. Elle s'empare de la hampe, et la guide à l'orée de son sexe ... Elle s'enfonce sur lui, d'un coup de hanche ... Croyez-vous vraiment pouvoir résister à cela? hmmm ...
Elle coulisse, montant et descendant sur la queue palpitante ... Elle se sent remplie ... Il se sent étreint par ce doux fourreau ... Elle mordille sa lèvre et sourit malicieusement ... Elle baisse la garde ...
Il est aux anges, elle est merveilleuse ... Non ... Je ne pourrais résister très longtemps ....
Je le sais ... Et il me vient une idée ... Au lieu de confier mon sexe à votre bouche divine, je voudrais tenter une expérience ...
Il grogne, gémit de frustration ... Elle n'a pas baissé la garde, elle sait ce qu'elle fait ....
Et si je ....
Elle se redresse, puis s'agenouille entre ses cuisses. Sans un mot, elle lappe la queue, sur toute sa hauteur, flattant le gland de coups de langue, embrassant le frein ... Elle se caresse, effrontément, éperdument ...
Il se sent happé, aspiré ... Sa main coulisse le long de sa tige ... Il n'en peut plus, il soupire, gémit, s'abandonne ...
Il lâche prise ... Elle succombe ...
Sur la queue, la main coulisse, décalotte entièrement le gland, et vient se poser à la base. Ses lèvres ne caressent plus que le gland, allant au plus loin flirter sur le frein... De son autre main elle masturbe le petit bouton, devenu électrique, tendu ... Tous les deux ondulent ... en coeur ... Frénésie ...
Plus aucun des deux n'a la main ... plus aucun contrôle ... Il prend sa bouche, il la possède ... Son petit bouton lui envoie des milliers de signaux ... Elle porte l'estocade, et s'emporte dans le tourbillon du plaisir.
Ils jouissent ensemble, timing parfait ... Il se sent jouir, gicler, couler dans sa bouche ... Il la rend folle .... Elle gémit, frémit, tremble ....
Elle le boit ... Elle crie ...
Il Gémit ... Se perd ... l'émotion ...
Leurs yeux s'embuent ... Une larme ... Un sanglot ... Union parfaite, l'unisson absolu ....
Elle s'assied sur lui en amazone. Ils s'enlacent ... Il prend son visage dans ses mains ... L'embrasse tendrement ... Ils rejoignent le sofa ... S'allongent et s'étreignent ...
Il fait tomber la piste de dés ... Ils sourient ...
Dès demain, ils joueront encore ...
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